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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’EMPIRE

*«CT. XI.fíïjt. d’ Al-lemagne ,« 519 - 1558 .

0,i s'occupede nouveaude la convo-talion d’unConcile.

L’Empenurtíl cité purFrançois 1,à la courdes pairs.

J537-

*538-

La dicte defranc fort ,fait des re-glemenspour tacherde concilierles Protes-tons b ÍmCatholiques.

de l’Empereur ne réussit qu’à lui faire un ennemi de Christiem III, il en eutbientôt un plus rédoutable dans Gustave, Roi de Suede, qui fit alliance avecFrançois I, & se joignit à la ligue de Smalkalde : jusques là, la Suede n’avoicjoué aucun rôle dans les affaires de l’Europe. Ses intérêts avec le Dannemarckétoient les seuls qu’elle connut ; Gustave sentit toute la grandeur de l’Etatqu’il avoit conquis, & il voulut que ce Royaume, devenu à la fois le prixde fa bravoure, & le fruit de son genie par la forme qu’il lui donnât, fe ren-dit respectable aux étrangers par une puissante influence fur les intérêts descontrées les plus éloignées.

On remit en délibération l’affaire du Concile : les Italiens vouloient qu’il setînt à Mantoue, & les Protestans ne pouvoient consentir à ce choix-, ils trou-voient trop de danger à traverser l’Italie, même avec des sauf- conduits &exigeoient de plus que, ni le Pape, ni fes adhéreras ne fuflènt Juges dans cetteassemblée ; en un mot ils faifoienc assez entendre qu’ils ne se fou meuroient aujugement du Concile qu’à condition qu’il seroit impartial ; on vit toutes leursraisons exposées dans un long manifeste qu’ils répandirent dans l’Europe; dèscet iníhnt on auroic dû prévoir que le Concile seroit inutile , & qde jamaisfes décisions n’auroient de poids, à moins que les Prélats ou du moins unepartie de ceux qui dévoient le composer ne fuflènt eux-mêmes Luthériens;tant de difficultés, fans cesse renouvellées, jamais applanies firent encore sus-pendre la convocation de cette assemblée.

François I, plus occupé de fes intérêts que de ceux de l’Eglise, fit alorsune bravade qu’on eut pardonnée tout au plus à un Pape, ou à un Prince Es-pagnol ; il cita Charles V à la chambre des pairs ; on fe doute bien qu’il necomparut pas; ce tribunal le déclara rebelle & coupable de félonie, & déclarales Comtés d’Artois & de Charlois confisqués au profit du Roi de France.La guerre se ralluma entre ces deux Princes; mais une trêve conclue à Car-magnolle en suspendit pour quelque temps la fureur; & une autre trêve, ar-rêtée l’année suivante, promit, mais vainement à l’Europe un calme de dixans. On prévit que l’Empereur en profiteroît pour s’occuper des affaires d’Al-lemagne ; on fe trompoit ; ce Prince aimoit à voyager ; soit qu’une inquiétéinconstance fy portât, soit que fa vanité fut plus flattée en parcourant fesdomaines qu’en fe fixant dans un seul, soit enfin que connoissant tout le pou-voir de l’œil du maître, il voulut veiller par lui-même fur la conduite de fesministres dans fes différens états: il montra toujours peu Rattachement pourl’Empire, fans-doute parce que fa puiílànce y étoit limitée & rencontroitfans cesse des obstacles. U fallut qu’une dicte assemblée à Francfort pourvuten son absence aux besoins qui naiflbient des circonstances actuelles. II yfut réglé .,(1) i°. que l’Empereur accorderait aux Protestans une trêve de„ quinze mois, pour avoir le temps de s’instruire mieux des points qui con-,, cernoient la Religion; a°. que l’accord de Nuremberg, & l’édit de Ratis-,, bonne demeureroient dans leur entier & feroient confirmés; 3 0 . qu’en cas„ qu’on ne pût s’accoraer fur le fait de la Religion durant cette trêve la paix„ ne laisseroit pas de continuer jufqu’à la dicte générale ; 4 0 . que durant la„ même trêve l’Empereur sufpendroic toutes les procédures & proscriptions

Çi) Hist. d'Alltm, P. Barre & de ì'Emp. P. Heiff.