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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’AX L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. XI. 419

„ faites contré les Protestans par la Chambre Impériale, fur ce qui concer- ^

„ noit la Religion, en quelque lieu que ce fut; 5 0 . que tout ce qui pour- lemagne .

„ roit être fait contr’eux fur cet article feroit nul & fans force ; 6°. que la jus- 15 • s -55».

,, tice leur feroit rendue fans aucune acception de Personne & sans qu’on ' "9

„ put leur faire aucun reproche en matière de Religion ; 7 0 . que durant„ la trêve les Protestans ne recevroient aucun Prince, état, ni ville dans leur,, confédération ; 8°. qu’ils étoient obligés d’accorder au Clergé Catholique„ la permission d’exiger les revenus annuels dont ils étoient en possession;

„ que, fous le bon plaisir de TEmpereur on aíïïgneroit un jour où les Catho-,, liques & les Protestans s’aílèmbleroient à Nuremberg pour les affaires de la„ Religion, io°. que dans cette assemblée on n’appelleroit point le Légat„ du Pape, que PEmpereur & le Roi des Romains pourroient y avoir leurs„ Ambassadeurs, & qu’on rapporteroit aux Etats abfens touc ce qui y auroit„ été décidé; n°. que les décisions feroient souscrites par l’Empereur & le,, Roi des Romains, ou par leurs Ambaflàdeurs; 12 0 . que durant la trêve„ on s’abstiendroit de part & d’aucre de tous préparatifs de guerre, & que,

„ si quelqu’un avoir intérêt de la faire, il en déclareroic le sujet, afin que,, chaque particulier pût pourvoir h fa défense,& jouir de la liberté de l’Etn-„ pire; 130. qu’on ne comprendroît dans ce traité aucun Anabaptiste, ni Sa-„ cramentaire, mus seulement ceux qui suivoient la confession d’Augsbourg;

„ 14 0 . que les Protestans & les Catholiques tiendroient prêts leurs secours„ pour faire la guerre aux Turcs”. II ne restoit plus qu’à faire ratifier ce traitépar PEmpereur qui étoit en Espagne ; le Pape lui envoya un Nonce pourempêcher cette ratification ; ce ministre représenta à PEmpereur que toutaccord avec les Protestans étoit aussi contraire à ses intérêts qu’à ceux de laReligion, que fa complaisance pour eux ne gagneroit pas leurs cœurs, &qu’ils le haïroient toujours comme Catholique, que, d’un autre côté il se-roit odieux aux Catholiques pour avoir traité avec leurs ennemis, qu’ainsi ilne pourroit compter fur rattachement d’aucun des deux partis, que les Pro-testans après avoir usurpé dans leurs pays les biens de régisse envahiroientbientôt (1) ceux de leurs voisins Catholiques, qu’ensin plusieurs exemplesprouvoient qu’un Empereur couroit risque de tomber du trône, s’il laisibitdominer une Religion qu’il ne suivoit pas. L’Empereur différa de ratifier letraité, non que les discours du Nonce Poussent persuadé, mais parcequ’avantde prendre un parti, il vouloit voir de quel côté pencherait la balance aprèsavoir été si longtemps agitée. 1539:

La révolte des Gantois don noit d’a utres sujets d’inquiétude: leurs privPe- Charia Vges enfreints en surent le motif ou ie prétexte; ils eurent l’imprudence d’of- punit jivt-frir leur hommage à François I, & la honte d’essuyer un refus: Charles tra- r r ;sss e ‘f, sversa la France, & rencontra les Ambaflàdeurs des Gantois qui venoient im- òsiitois.plorer fa clémence. Dites à vos compagnons que f irai les trouver commeSouverain £? comme Juge , avec le sceptre & r épée à la main , lut fa répon-se: l’effet suivit de près !a menace; il les traita non en Juge comme il le leuravoit dit, mais en Tyran pour qui la vengeance est un plaisir. II étoit en-core à Gand lorsqu'il reçut les Ambaflàdeurs du Roi de Dannemarck : Chris-

(1) Palavicini. L. IV,

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