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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Sect. XII. 489

borner h ce qui concernoic l’investiturc des fiefs de I’Empire, & i’exécu- Iìifl. d'AI-tion des traités de paix: ils demandoient encore , que i’attachement à la Iemagne,Confession d’Augsbourg ne fût point un motif d’exclusion à la dignité de J5S8 ' sl548 ‘Président de la Chambre Impériale; que dans tous les Tribunaux il y eût unégal nombre d’officiers choisis dans les deux communions; qu’on ne re-fusât plus aux Protestants, qui s’écoient emparés des Principautés ecclésiasti-ques , le rang qu’ils dévoient occuper dans les Dictes; enfin ils insistoientfur le rétablissement de la ville de Donawert dans fes anciens droits de Vil-le Impériale.

Les Catholiques ne gardèrent point un timide silence; (1) ils accusè-rent à leur tour les Protestants d’avoir violé les décrets de 1566, qui 11epermettoient que deux Religions dans l’Empire , la Romaine, & la Lu-thérienne, suivant la Confession d’Augsbourg; d’avoir introduit dans l’Em-pire de nouvelles sectes, démoli les églises & persécuté le clergé catholi-que: Mathias s’efforçoit en vain de calmer les esprits, & d’engager les deuxpartis à oublier leurs querelles, pour ne songer qu’au danger de l’Empire:chaque jour les libelles se multiplioient ," les haines s’envénimoient, &l’Empereur voyoit s’éloigner la délibération qui faifoit l’objet de ses désirs..

Pendant qu’on perdoit ainsi le temps h Ratisbonne à se calomnier récipro-quement, on aprit que les Turcs étoient entrés en Transilvanie, s’étoicnc j e „ t u ~emparés de plusieurs places importantes & menaçoient la haute Hongrie fournir au-d’une irruption prochaine: Mathias saisit cette occasion pour redoubler les ctm subst-instances auprès des Protestants , & les engager à remettre l’examen de J“ r 0, * í4leurs demandes à une autre Assemblée ; mais il eut le chagrin de partir rín ,/ u j us .pour Vienne , fans avoir rien obtenu. Les Catholiques se soumirent à tics fur lespayer un subside assez considérable; mais les Protestants jurèrent de ne rien diffèrent _payer, avant qu’on leur eût rendu justice. Sur ces entrefaites la peste se faùti’oiljltdéclara à Ratisbonne ; la terreur qu’infpiroit ce fléau eut bientôt terminé ^ ] ewles débats en dispersant les membres de la Dicte; & comme si l’Empire plainte.n’eut point encore efluyé assez de calamités , des tremblements de terre af-freux désolèrent la Westphalie, & ruinèrent la ville de Freidberg. (2)

Cependant laminé , qui a volt régné entre les Princes possesseurs des 1614.

Duchés de Cleves & de Juliers, commençoit à se refroidir : il s’éleva entre ^ euxeux au sujet de leurs droits respectifs de légeres contestations qui dégénéré- p 'jTgn^ ursrent en animosités graves ; & de part & d’autre on se prépara à soutenir jff Duchésses prétentions les armes à la main (3); plusieurs Puiíïànces offrirent leur -is Clevesmédiation ; l’on étoit au moment de voir cette grande querelle afloupie & -f u ~pour jamais, par le mariage du Duc de Neubourg, avec la fille de l’Elec-teur de Brandebourg : mais l’humeur violente de l’Electeur, si t évanouir f e pré-ces espérances: dans une orgie, où l’on célébroit le retour de la concorde, parent à l*l’Electeur -'emporta jusqu’à donner un soufflet h son gendre futur. Le guttre.

Duc, furieux, fe jetta dans les bras du Duc de Bavière , dont il épousala fille. En môme temps, pour s’assurer la protection de l’Empereur &l'appui de la Régence de Cologne , il fait démolir les fortifications de

(r) Schadasus Sleid. Contin. P. 4. L. î, (2) Goldast ?. 25. Meyer. T. i. p. loi.

(?) Teschenmachcr Ann. Julice, (f c .

Tome XL. Qqq