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II I S T.O IRE DE L’E M PIRE
Sl’ct. XII.Hist. d’Al-lctnagne,1558-1648.
Les mai-sons de■Hesse, d1Brande-bourg sfde Saxe r c-nouvellentleur allian-ce.
Acommode-ment entrele Duc deNeubourg6f l’Elec-teur deBrande-bourg.
Mulheim, malgré les oppositions des commissaires de l’EIecteur de Bran»debourg. Le Duc de Neubourg faic plus: il abjure le Luthéranisme &par cette action, il se concilie famine de la Ligue Catholique & même dela Cour de Madrid; (1) mais en adoptant la Religion Catholique, il n’enadopta point l’intolérance & il fit publier qu'il pennettoit le libre exercicedes deux Religions dans ses Etats.
De son côté, l’Electcur de Brandebourg ne ncgligeoit rien pour se fairede puiísans amis ; il renouvelle avec les Princes (2) des maisons de Saxe & deHesse les anciens pactes de confédération & de succession réciproque, quiavoient subsisté entre ces familles, & celle de Brandebourg : les Hollan-dois qui avoient d’abord joué le rôle de médiateurs , se déclarèrent en fa-veur de l’EIecteur ; ils s’emparerent de Juliers ; (3) ils protesteront enmême temps qu’ils n’avoient d’autre dessein que de mettre cette ville enséquestre, jusqu’à ce que le différend des deux Princes poste fleurs fût ter-miné ; mais leur démarche indigna toute l’Allemagne. Le Marquis Spino-la, (4) en qualité de commissaire de l’Empire, s’avança à la tête de tren-te mille hommes vers Aix-la-Chapelle, qui étoit fous la protection del'Electeur de Brandebourg ; la tranchée étoit à peine ouverte, que la vil-le capitula. Les Catholiques furent rétablis dans le Sénat, dont les Pro-testants les avoient chastes r cette conquête fut suivie de celles de Duren &de plusieurs autres places, qui ouvrirent leurs portes au Général Espagnol tle Duc de Neubourg, après s’être emparé de plusieurs places, dll Comtéde Berg, joignit le Marquis Spinola près de Cologne. Les Alliés détrui-sirent le peu de fortifications qui restoient h Mulheim & dirigèrent leurmarche vers Wesel : cette place intéresiòit la République des Provinccs-unies pour couvrir ses villes au-delà du Rhin & de Plílèl: le Prince Mau-rice , qui s'étoit avancé au secours des assiégés, ne put empêcher cepen-dant la ville de capituler ; mais la prise d’Emmerick sen consola. (5)
Les deux Princes postèstèurs commençoient à s’appercevoir des suitesfunestes que pouvoit avoir leur mésintelligence ; les Espagnols & les Iiol-landois agisibient en maîtres dans les villes, dont ils s’étoient emparés; onsaisit cette circonstance pour engager les deux prétendans à accepter la mé-diation des Rois de France , de Dannemarck, & d’Angleterre, & à en-voyer des députés à Santhen, lieu indiqué pour les conférences. On arrê-ta dans cette assemblée , qu’en attendant que les droits des deux Princesfussent fixés d’une maniéré irrévocable, on n’admettroit aucunes troupesdans les places des deux Duchés , que du consentement mutuel des deuxPrinces; que l’Electeur de Brandebourg auroit l’administrarion exclusive duDuché de Cleves , du Comté de la Marck, & de celui de Ravensberg ;que le Duc de Neubourg jouiroit au même titre , des Duchés de Juliers& de Berg ; que l’EIecteur & le Duc nommeraient alternativement aux,bénéfices & aux offices de judicature; qu’enfin les troupes étrangères évap-oreraient les places, dont elles s’étoient emparées: cet article étoit le plusdifficile à faire exécuter ; les Hollandois & les Espagnols différèrent fous di-
(1) Mercur. Gallo-Belgic. T. 10. Lib. 3; (r) Capson de PaUo consrat. Saxon.
C. 1. SeS. 14. (3) Mercur. Gallo-Belg. T. 10. Lib. 3. (4) Piacesius. p. 188'.
(5) Mercur. François i l'an 1614. p. 527.