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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M ACNE. Liv. XXV. Sect. XII. 491

vers prétextes de retirer leurs garnisons, & les Princes possesseurs en voyant Hist. d'Al-leurs fortereílès au pouvoir de leurs auxiliaires, eurent lieu de réfléchir fur lemigne,le danger que court un Prince foible , qui commet le soin de fa vengeance ISS ~ 1!H8,à un protecteur puiflànt.

Les Turcs faisoient de nouveaux progrès en Hongrie ; Battori fut mis Suite de laen fuite par le Pacha Ogli & sc retira sous le canon de Waradin : la plus ^i er r n r degrande partie de son armée labandonna : ce Prince infortuné nayant ni le 1 or & riecourage de survivre à fa disgrâce , ni celui de sc donner la mort, obtincde la pitié dun de ses soldats ce triste & dernier service. Bedem- Gaborfut proclamé par les Turcs Waivode de Tranflìvanie. Les Gouverneurs de Lip-pu & de plusieurs autres villes apportèrent leurs clefs , aux pieds de cenouveau Souverain. Tandis que les armes du Sultan triomphoient fur lesbords du Danube, les Perses, les Arabes & les Cosaques sc jetterent à la l 6 l 5fois fur les terres de lEmpire Ottoman : le Sultan, qui avoit besoin de Turcstoutes fes forces, pour résister à tant d ennemis, fut le premier à faire des concluentpropositions de paix à lEmpereur: elle fut aussi avantageuse aux Impériaux w traité deque la guerre leur avoit été fatale; Kanisca, Agria, Albe Royale, Pest & ^E m pe~ CBude rcntrerent sous la domination de la maison dAutriche. reur ,

Henri Jules de Brunswick étoit mort avant davoir pu forcer les habi-tants de Brunswick à recevoir ses loix; Frédéric Ulric, son fils, succéda(1) à fes états, fans succéder à fa haine: il fit faire des propositions avan-tageuses aux révoltés; mais ces fiers Républicains, dont 1 alliance quilsvenoient de conclure avec les villes Anféatiques redoubloic larrogance, re-jetterent les offres de leur nouveau Souverain avec hauteur, & affectèrentautant de mépris pour le fils quils avoient montré danimosité contre lepere: le jeune Duc irrité fit avancer une puiílànte armée contre eux: les Frédéric -assiégés se défendirent avec ce courage que donne la liberté, à des hom- Ulric demes, qui ne la doivent quà eux mêmes. Chaque jour étoit marqué par ^tmswukdes sorties vigoureuses, ils avoient lavantage. Christiern IV, Roi de y dtDannemarck, vint au secours du Duc son neveu; il fit des propositions de Bruns-paix & on y répondit par des décharges dartillerie. Cependant l'hiver w/cfc.approchoit : le liège traînoit en longueur ; douze mille soldats du Ducétoient péris fous les murs de Brunswick ; les maladies commençoient àfaire des ravages horribles dans larmée : le Duc navoit plus quà choisirentre une retraite honteuse, & la destruction entiere des restes de son ar- Traité d!méc. Le Landgrave de Hesse offrit fa médiation : la réputation de justice \l tx D e ^ e de& dintégrité de ce Prince engagea les assiégés à le choisir pour arbitre Brunswickde leur différend: la paix fut conclue au monastère de Steterbourg, à des & les h-a-

conditions également satisfaisantes & pour le Duc de Brunswick ct pour bitans deses sujets. (2) cette ville.

Cependant Mathias fongeoit à fe donner un fucceflèur, ce Prince, ainsi 1616-1617.que fes freres Maximilien ct Albert, nayant point denfans; Philippe IIIavoit des prétentions fur la succession , mais il sen désista en saveur delArchiduc Ferdinand, de la branche de Stirie, fils de lArchiduc Charles

(O Meteranus Lib. 32. p. 155. Schadajus p. 320. (r) M eyeri Londorp. Suppl,

T. ?.. p. 21. Schadœus P. 4.

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