D’A L L E M ACNE. Liv. XXV. Sect. XII. 491
vers prétextes de retirer leurs garnisons, & les Princes possesseurs en voyant Hist. d'Al-leurs fortereílès au pouvoir de leurs auxiliaires, eurent lieu de réfléchir fur lemigne,le danger que court un Prince foible , qui commet le soin de fa vengeance ISS ~ 1!H8,à un protecteur puiflànt.
Les Turcs faisoient de nouveaux progrès en Hongrie ; Battori fut mis Suite de laen fuite par le Pacha Ogli & sc retira sous le canon de Waradin : la plus ^i er r n r degrande partie de son armée l’abandonna : ce Prince infortuné n’ayant ni le 1 or & rie ’courage de survivre à fa disgrâce , ni celui de sc donner la mort, obtincde la pitié d’un de ses soldats ce triste & dernier service. Bedem- Gaborfut proclamé par les Turcs Waivode de Tranflìvanie. Les Gouverneurs de Lip-pu & de plusieurs autres villes apportèrent leurs clefs , aux pieds de cenouveau Souverain. Tandis que les armes du Sultan triomphoient fur lesbords du Danube, les Perses, les Arabes & les Cosaques sc jetterent à la l 6 l 5 ‘fois fur les terres de l’Empire Ottoman : le Sultan, qui avoit besoin de Turcstoutes fes forces, pour résister à tant d ennemis, fut le premier à faire des concluentpropositions de paix à l’Empereur: elle fut aussi avantageuse aux Impériaux w traité deque la guerre leur avoit été fatale; Kanisca, Agria, Albe Royale, Pest & ^E m pe~ CBude rcntrerent sous la domination de la maison d’Autriche. reur ,
Henri Jules de Brunswick étoit mort avant d’avoir pu forcer les habi-tants de Brunswick à recevoir ses loix; Frédéric Ulric, son fils, succéda(1) à fes états, fans succéder à fa haine: il fit faire des propositions avan-tageuses aux révoltés; mais ces fiers Républicains, dont 1 alliance qu’ilsvenoient de conclure avec les villes Anféatiques redoubloic l’arrogance, re-jetterent les offres de leur nouveau Souverain avec hauteur, & affectèrentautant de mépris pour le fils qu’ils avoient montré d’animosité contre lepere: le jeune Duc irrité fit avancer une puiílànte armée contre eux: les Frédéric -assiégés se défendirent avec ce courage que donne la liberté, à des hom- Ulric demes, qui ne la doivent qu’à eux mêmes. Chaque jour étoit marqué par ^tmswukdes sorties vigoureuses, où ils avoient l’avantage. Christiern IV, Roi de y™ dtDannemarck, vint au secours du Duc son neveu; il fit des propositions de Bruns-paix & on y répondit par des décharges d’artillerie. Cependant l'hiver w/cfc.approchoit : le liège traînoit en longueur ; douze mille soldats du Ducétoient péris fous les murs de Brunswick ; les maladies commençoient àfaire des ravages horribles dans l’armée : le Duc n’avoit plus qu’à choisirentre une retraite honteuse, & la destruction entiere des restes de son ar- Traité d!méc. Le Landgrave de Hesse offrit fa médiation : la réputation de justice \l tx D e ^ e de& d’intégrité de ce Prince engagea les assiégés à le choisir pour arbitre Brunswickde leur différend: la paix fut conclue au monastère de Steterbourg, à des & les h-a-
conditions également satisfaisantes & pour le Duc de Brunswick ct pour bitans deses sujets. (2) cette ville.
Cependant Mathias fongeoit à fe donner un fucceflèur, ce Prince, ainsi 1616-1617.que fes freres Maximilien ct Albert, n’ayant point d’enfans; Philippe IIIavoit des prétentions fur la succession , mais il s’en désista en saveur del’Archiduc Ferdinand, de la branche de Stirie, fils de l’Archiduc Charles
(O Meteranus Lib. 32. p. 155. Schadajus p. 320. (r) M eyeri Londorp. Suppl,
T. ?.. p. 21. Schadœus P. 4.
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