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SECTION XIII.
Histoire iïAllemagne depuis la Paix de'stVestphalk en 1648 , jusques à l'avè-nement de JoJephe / au trône de l'Empire en 1705.
E nfin le 18 de Février 1649 les Plénipotentiaires des différentes Puis-sances délivrèrent mutuellement les ratifications du traité de paix
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herg.1649-1652.
Nouvelleappositionde la partd u Pape.
Sëct.XIII.tìist. d’Al-
1649-1705. & l’on ne pensa plus qu a travailler à fa plus prompte exécution; les Etats
-de l’Empire prefferent ce dernier point, cependant il ne fut réglé quV
près un intervalle de í'eize mois environ & les conférences furent ensuiteLes censé- transférées à Nuremberg. Pendant que les Etats de l’Empire, de concertrentes font avec j a France & la Suede, mettoient à exécution les traités de Westpha-HS- Ho & âe Nuremberg, le Pape Innocent X, s’y oppofoic de toutes sesforces; il fit paroitre en 1651, une bulle datée de 1648, dans laquelle ilcondamnoit 1 érection du huitième Electorat , comme ayant été faite fansP autorité Apostolique; d’ailleurs, le Pontife ne pouvoit pas souffrir qu’onaccordât à ceux qui refusèrent de reconnoitre sa suprématie & son infailli-bilité la liberté de conscience, feutrée dans les charges publiques,le droitde bâtir des temples, & qu’on dépouillât le clergé Catholique de fes biens,pour les donner à perpétuité à de tels hérédquess Dès que cette bulle pa-Réfutation rut en Allemagne, le célébré Jurisconsulte Conringius fe chargea d’y ré-de la huile pondre & le fit avec le plus grand succès : le Pape dut ctre humilié d’a-du Pape. VQ j r compromis son autorité, lors même qu'il ne penfoit qu’à rétablir. LeDuc de Neubourg, dont les fentimens ne s’éloignoient pas de ceux du Pa-pe , fur la nature des biens ecclésiastiques, prétendit avoir le droit d’enôter une partie aux Protestans de fes états ; l’Electeur de Brandebourg,ayant pris leur défense, on en vint aux armes de part & d’autre, & cetteétincelle alloit rallumer l’incendie qui venoit d’embrafer l’Allemagne, lors-que l’Empereur envoya fes Ministres aux deux Princes , dont la querellefut renvoyée à la décision de la Dicte prochaine.
L’Allemagne, épuisée par les fatigues de la guerre, commençoit à Jouirdes avantages de la paix. La plupart des Princes vivotent dans les dou-ceurs d’une union qui enfin laiíloit respirer leurs peuples; ils fe rendirentde fréquentes visites, fe donnerent des fêtes, rappellerent les arts, & his-sèrent à la fagesiè de leurs Ministres le soin de régler les légers différendsqui rsstoient à terminer ; un des plus considérables concernoit l’évacuationde Franckendal par les troupes Espagnoles; leur opiniâtreté à ne pas vou-loir rendre cette place à l’ElecteurPalatin,faifoit encore douter de la solidi-té de la paix ; & lorsqu’enfin ils la cédèrent, la ville de Heilbron leur futconfiée en échange. II ne fut pas aussi facile de régler les différends quifestoient entre la Suede & l’Electeur de Brandebourg, au sujet de la Po-méranie ultérieure ; ce Prince n’étoit point encore entré enpostession de toucce qui lui avoit été adjugé par le traité d’Osnabrug: cependant, la Reine deSuede vouloit qu’on admît dans la Diete les députés qu’elle y envoyoit enqualité de Duchesse de Poméranie; les différentes négociations que cette