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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Se c t. XII. 529

& d’autres objets qui regardent le bien de tout le Corps Germanique. Le fíîji.Collcge des Villes Impériales, qui depuis longtems avoienc assisté nux dé- lem^gne,libérations comitiales fans pouvoir rien déterminer, reçut un suffrage dé- i558-l6ácisif, tel que ceux du College des Electeurs & des Princes. Dans toutesles délibérations fur des matières qui pourroient tourner au préjudice d’unEtat de l’Empire, ou lui faire perdre un droit légitimement acquis, onne décidera rien à la pluralité des suffrages ni autrement, que par la voyed’un accommodement à l’amiable. Le Conseil Aulique de l’Empereur sui-vra l’ordonnance & les procédures usitées dans la Chambre Impériale. En-fin on confirma à tous les Etats particuliers , le droit de pouvoir faire desalliances avec des Princes étrangers, pourvu qu’elles ne soient point contrePEmpereur ni contre l’Empire. (i)

Tels furent les principaux Articles des Traités de Munster & d’Osna-brug, & la France , ainsi que la Suede, fe chargèrent de la garantie detout ce qui étoit contenu dans les deux traites, qui dévoient être regardéscomme un seul. Dès que ces traités furent signés par les Ministres assem-blés dans les deux Congrès, on les publia à Munster & à Osnabrug, &l’on dépêcha des couriers à tous les Généraux d’armées , pour faire ceslèrles hostilités. Pendant ce te ms, le Nonce Chigi déclamoit avec violencecontre les Evêques qui fe prêtoient à l’exécutìon des traités. Innocent Xétoit irrité ; ce Pape n’a voie pas prévu qu’en voulant maintenir l’cquilibre Oppositionentre les Puistànces de l’Europe, il étoit impossible d’affoiblir la maison à'inno-d’Autriche, qu’il n’aimoit pas, fans agrandir les Protestans qu’il aimoit en- traitéscore moins. II publia lui-même une protestation en forme de bulle, dans de paix.laquelle il annulloit & privoit de toute force & effet les articles des trai-tés, qu’il trouvoic préjudiciables à la Religion Catholique, au Culte Divin,au Siège slposiolique Romain , aux Egli/es inférieures & à i'Ordre ecclé-siastique , comme aussi à leurs jurisdicíions , autorités , immunités , fran-chises , libertés , exemptions , privilèges , droits , &c. Cette bulle im-prudente n’eut pas un meilleur succès que les clameurs du Nonce Chigi.

L’Empereur eut le courage de la faire déchirer «St l’on n’en parla plus.

L’affaire des ratifications fut beaucoup plus embarrassante ; PEmpereur fut le Ratifica-premier qui envoya la sienne ; celles de Suede & de France tarderent à tion desvenir; les Espagnols, excités par le Pape, & plus encore par le désespoir traités.de se voir abandonnés de PEmpire, redoubloient leurs efforts, pour fairerompre Pacte authentique qui les en féparoit; peu s’en fallut qu’ils ne ren-versassent toutes les négociations: d’un autre côté, les Suédois ne se pres-foient pas de faire l'échange des ratifications ; ils la remettoient de jour enjour , jusqu a ce qu’ils eussent amené les Impériaux au point qu’ils de-siroient. Les François étoient «dans le même cas. Les députés des Etatsde PEmpire, impatiens de voir retarder cet échange des ratifications, dé-clarèrent au nom du Corps Germanique, que tout ce qui devoit être exé-cuté, & ne Pétoit pas encore, le feroit effectivement & de bonne foi, dèsque l’échange feroit fait.

(i) V. Dumont Corps Dîplom. Tora. 6. P. 1 .Tome XL. X xx