D’A L L E M A G N E. Liv. XXV. Síct. XIII. 53 p
plus longtemps, se hata de conclure avec le Vizir une trêve de vingt ans: ////?. dvu.elle fut signée à Témesward le io AoCic & par ce traité (i) l’Empereur lemagne,reconnoiflòic Abaffi pour Prince de Transilvanie, coníèntoic à ce que les vil- 1649-170?.les de Waradin & de Neuhaufel restaílènt au Sultan. La fortereílè de ' '
Zeckelheide, devoir être démolie, & les Turcs renonçoient h leurs préten-tions fur les comtés de Zathmar & de Zambolich. Ce traité honteux ré-volta toute l’Europe ; les Hongrois en furent indignés ; ils arrêtèrent leSécrétaire, porteur du traité; on lui ota ses chevaux & son argent, & cene fut pas lans peine, qu’il obtint qu’on lui rendît fes dépêches. On aformé plusieurs conjectures fur les motifs qui engagèrent la cour de Vienneà cette étrange démarche ; & en France l’on crut que le plus puisiànt enfut l’ombrage que Louis XIV donnoit à la maison d’Autriche, en joignantla gloire d’avoir sauvé l’Empire , à celle de lavoir fait trembler.
Jean Philippe de Schoenborn, Electeur de Mayence , aílìégeoit Effort:les habitans de cette capitale de la Thuringe , soumise depuis longtempsaux Archevêques de Mayence, dévoient être punis par PElecteur, pouravoir refusé de le nommer dans leurs prières publiques; & tel étoit le mo- L'A, c h»•tif de la guerre qu’il leur avoir déclarée, c’étoic pour les forcer à prier vêque deDieu pour lui, qu’il aílìégeoit leur ville; les François, qui retournèrent f líay î w; jde la Hongrie, allerent secourir l’Electeur, & ce fut à leur valeur que ce viUelt'Êr-Prince fut redevable de la réduction de la place. Pour reconnoître ce fer- fort.vice important, l’Archevêque de Mayence sit présent à Louis XIV, dutombeau de Childeric , qui avoir été découvert en 1654 h Tournai & de-puis avoir été transporté en Allemagne. Tandis qu’ Effort fe foumettoit àl’Electeur, un autre Prélat défoloit la Westphalie; le secours que les Hol- Guerrelandois avoient voulu donner h la ville de Munster, fut le motif ou plu- entre l'E-tôt le prétexte de cette guerre : Bernard van Galen, occupé de fa vengean* s#
ce, avoir redemandé aux Etats Généraux la ville de Borchelo, fur laquelle iJiiol-il formoit des prétentions; son impatience ne lui permet pas d’attendre la landais.réponse des Hollandois & sachant que la République, toute occupée de fa 1665.Guerre Navale avec les Angloìs, avoir négligé lès forces de terre, il fe jet-te fur la province d’Qveristèl où il met tout à feu & à sang: delà il pasièdans le pays de Drente qu’il ravage , & après serre emparé de Kloster &d’Appel, il paroit fous les murs de Groningue : les habitans des pays voi-sins , s’y étoient retirés avec leurs effets les plus précieux. Cette richeproye excitoit la cupidité de l’Evêque : les tentes de fes soldats regor-geoient d’or & de butin ; & le camp de l’Evêque de Munster reíîèmbloitplutôt à celui d’un Chef de barbares, qu’à celui d’un Prince Ecclésiastiquedu Saint Empire Romain. La Stadhouderejse de Frise qui s’étoit renfer-mée dans les murs de Groningue, exhorta les habitans à mourir plutôtque de fe rendre, fit réparer les fortification?, distribua fes pierreries & favaiíîèlle à la garnison, & l’encouragea plus encore par son exemple, quepar fes discours: les assiégés firent la plus belle défense; & van Galen ap-prenant que les Hollandois s’avançoient vers Munster, il fut obligé d’aban-donner ce siégé pour voler au secours de la capitale de fes états : cepen-
(O Traités de paix. T. 4. p. 87. Londorp T. 9. p. 830.
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