Sect.XIII.JHist. d’Al-lemagne ,1649-1705.
Louis
XIV négo.cic avec lesPrinces deF Empire.16 71.
Mariages ,tlu Dau-phin avecla filleaînée deV EleUeurde Bavière,b du Ducd'Orléansavec laPrincejsePalatine.
Succès deLouisXIV.
1672.L'Elelie' rde CologneU l'Evê-que deMunsters'emparentde plusieursvilles,
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de secouer le joug de la maison d’Autriche ; mais ils nièrent constammentqu’ils eussent jamais eu le projet d’attenter aux jours de Léopold : ils subi-rent leur sort avec • courage , & moururent en victimes de la liberté, &non pas en vils criminels.
Tandis que Léopold s’occupoit à étouffer la rébellion de Hongrie, LouisXIV négocioit avec les principaux chefs du Corps Germanique ; l’objec duMonarque François étoit d’engager les Princes de l’Empire à s’unir aveclui contre la Hollande; il ne (1) pouvoit pardonner à cette superbe Ré-publique, de savoir forcé, par l’alliance qu’elle avoit contractée avec l’An-gleterre & la Suede, à'signer la paix d’Aix-la-Chapelle ; des reísenti-mens personnels se joignoienc aux raisons politiques qui engageoient le Roih déclarer la guerre aux Hollandois. Les Etats généraux avoient fait frap-per'une médaille, où le Bourguemestre Josué Van-Beuningen, étoit ré-présenté adressant ces paroles au soleil, Sol fr a & ne moveare : Louis,qui peut-être eut pardonné à la République la triple alliance, ne put luipardonner cstte insulte ; il fit demander à l’Electeur de Bavière la mainde sa fille aînée pour le Dauphin, & à l’Electeur Palatin celle de la Prin-cesse Charlotte Elisabeth pour le Duc d’Orléans ; ces mariages furent lesceau de Palliance fecrette que Louis XIV contracta contre les Hollandois,avec ces deux Electeurs, ainsi qu’avec l’Evêque de Munster, & PElecteurde Cologne : le Duc de Hanovre & l’Evêque d’Osnabrug (2) s’engage-rent à observer une exacte neutralité ; leur exemple fut suivi par l’Einpe-reur & la plus grande partie du Corps Germanique : le Roi de Suede quele Sieur Courtin avoit engagé h renoncer h la triple alliance, promit dét-raquer les Etats d’Allemagne, qui oseroient se mêler de la guerre de Hol-lande: le Commandeur de Grémonville fit de vains efforts, auprès de Léo-pold , pour lui faire signer un pareil traité ; la reconnoiffance lui en faisoicun devoir, mais la politique ne lui permit pas'de suivre les mouvemens deson cœur. L’Electeur de Brandebourg sut le seul des Princes de l’Empire,qui se déclara en faveur de la Hollande ; oe Prince, peut-être parcequ’ilcraignit d’exposcr le duché deClevesà la vengeance des Etats généraux, pro-mit d’envoyer au secours de la République 25000 hommes : le Danne*marck enbrafiâ aussi la défense des Etats généraux , plus par haine contrela Suede que par tout autre motif: les Anglois indignés que la Hollandeosât leur disputer l'empire des Mers , épousèrent la querelle du Roi deFrance. Bientôt Louis XIV parut fur la scene; l’Electeur de Cologne ou-vrit aux François tous les passages de son pays, & souffrit que ses princi-pales villes leur servissent de places d’armes. L'armée Françoise passe leRhin; les Provinces de Gueldre, d’Utrecht &d’Overy(sel furent envahies:l’Electeur de Cologne & l’Evêque de Munster s’emparerent de Deventer,de Zvvol, de Campen, de Swart-Sluis & de plusieurs autres villes; ledernier assiégea Coevorde, où la garnison fit la plus belle*résistance, quandréduite à la derniere extrémité , & manquant à 1a fois de munitions deguerre & de bouche , elle demanda à capituler à des conditions honora-
fiù Mémoires servant à VHìst. Univers, de l'Europe, depuis 1600 jusqu en 1716.
çr) Dumont Corps Diplom. T. 7. p. 150, 151.