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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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550 HISTOIRE DE L’EMPIRE

SectXH. sence de ses troupes, Fennemi qu’ii vient de dépouiller porte le ravageiíi/ì.d’U- au fonds dujuthland, envoie deux armées k la fois, Tune navale qui fe jointle.nagnt, >, i a Flotte Hollandoilè ; l’autre de terre, qui pénétré dans la Poméranie, dans1 49-1P5 ' la Dalle - Saxe, & s’empare de Damgarten & de Wismar. Le Duc de Lor-Mnn í» raine ne suc pas témoin de ces succès ; il mourut: c’étoit un Prince d’unDuc de caractère plus singulier que grand, plutôt bisarre que sage; avare & pro-Lorrain. digue tout à la sois; populaire, & cependant accablant le peuple d’im-pôts ; ennemi du luxe, méprisant la noblesse, & exigeant d’elle les servi-ces les plus généreux : il lailïà ses états à Charles, son neveu ; & ce jeunePrince alla, suivi des troupes Lorraines, fe joindre à Farinée Impériale.de^ìavAi ^ ^' autre excr émité âe l’Allemagne la mort venoit d’éteindre la famille desson de™ 1 ' lìà dans la personne de Georges - Guillaume, Duc de Lignitz, en Si-Lignin. lésie: on réunisses états au domaine de cette riche & fertile province.

Les A liés Ees Alliés poursuivoient leurs conquêtes ; on vit Finstant où , aprèsfartagac avoir fait la guerre aux Suédois, ils aboient se la livrer les uns aux autresleurs an- pour le partage des terres qu’ils avoient conquises: FEmpereur nommaqu Us - dçs commiflàires, pour prévenir, par un jugement stable, des débats st fu-nestes. (i) 11s donnèrent au Roi de Dannemarck Carlstadt, le pays deWursten, Lee, & tous les bailliages voisins, assis le long du Wefer: auDuc de Lunebourg-Zell,Staden ^Boxtehude, le territoire de Iíédingen ,le vieux & le nouveau Walde, & toute cette partie qui avoisine cette rivede FElbe: FEvêque de Munster eut en partage, le territoire de*Ycrden,Rottenbourg, Ottersberg, Cremer- Vchrde, & les bailliages de Bergstat-ten , l'edingshause & Wildeshausen.

La jeunesiè du Duc de Lorraine n’avoit point empêché FEmpereur de luiconfier le commandement de son armée ; il est des hommes privilégiés, quiï 6"6. pensent dans un âge où d’autres ne font que sentir, à qui un génie inné tientlieu d’expérience, & qui donnent des leçons avant d’en avoir reçu. Charlesétoit de ce petit nombre; ( 2 ) dès le premier pas, il remporta un avantage furle Duc de Luxembourg, & ne lui laisià que la gloire de faire vers Saverneune belle retraite ; il brûloir d’en venir avec ce Général à une action plus dé-iSie/re de cisive ; un ordre de Léopold dirigea la marche vers Philipsbourg, dont il fitPhilips. le siégé: cette ville fut défendue, comme il le désiroit, avec beaucoup de^ a,í, g- valeur, & il y trouva tous les périls , toutes les difficultés que cherchoitson courage ; mais en combattant les hommes, il ne s’attendoit pas à com-battre la nature, & à lutter contre les élémens. Déja ses travaux étoientavancés, ceux de la garnison étoient presque ruinés , tout lui promettoitun prompt succès : le Rhin fe déborde, les tentes sont emportées, lestranchées sont comblées, les batteries sont entraînées, le soldat fuit versles hauteurs: le Rhin rentre enfin dans son lit; il faut recommencer le sié-gé , élever de nouveaux retranchements, & , pour comble d’embarras,Luxembourg s’avance au secours des assiégés. Charles le force à la retrai-te; il croit que Dufay, voyant disparoître les François, va se rendre; ille pouvoit, sans honte; il en est sommé: „ L'estime du Duc de Lorrai-

( 1 ) Theaîr. Euros . T. ti. ( 2 ) Ilist. \<le Lorraine h. 39 . Tom. 3 . Mèm. diSeauveau.