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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E M A G N E. Liv. XXV. Sec t. XIII. 5 ( >7

ainsi sa liberté, avoir-il le droit de captiver celle de ses descendans? Ce n;fl. 6^1.nest pas cependant le seul exemple dun pareil engagement quoffre 1 lus- leingne,toire du Corps Germanique. Enfin lEmpercur en proposant la création ^>9-1705.du neuvième Electorat, n'éprouva aucune réíiílance de la part des Elec-teurs de Mayence, de Bavière, de Saxe, & de Brandebourg ; mais l'E-lecteur Palatin, ceux deTreves, & de Cologne se récrièrent contre cettenouveauté; elle donnoit de la prépondérance au parti Protestant, & rom-poit léquilibre de lEmpire ; dailleurs ce projet avoit été formé fans leurparticipation: ainsi, au motif du bien général, fe joignoit celui de leursdroits violés, ou, si lon veut, de leur vanité offensée. Les Princes ap-plaudirent h cette réclamation; ils prétendoient aussi, quon ne pouvoit,fans leur aveu, rien changer à la constitution de lEmpire; on avoit pro-testé davance contre tout ce que Léopold feroit pour assurer lexécutionde son dessein. Dun autre côté, le Duc de Wolfenbuttel, se plaignoit dece quon élevoit la branche cadette de íà maison, au préjudice de la bran-che aînée. Le Duc de Wurtemberg, Grand Guidon de lEmpire, fut offen- du titre de Grand Banneret, dont le nouvel Electeur alioit être revêtu.

Malgré tous ces obstacles, Léopold, qui vouloir établir fa puissance abso-lue dans lEmpire, comme il savoir fait reconnoître en Hongrie, investitdu neuvieme Electorat les Ministres plénipotentiaires du Duc de Lune-bourg-Hanovre, & prétendit, que cette création importoit au salut delEmpire, qui avoit besoin de sattacher fes membres par de nouvelles fa-veurs, pour les animer tous contre Louis XIV, leur ennemi commun (1).

On ne réussit quà les animer contre la maison dAutriche & contre le n ou- ^ ^

vel Electeur: une ligue particulière se forma pour anéantir cet Electorat àpeine créé; elle étoit composée des Evêques de Bamberg, de Wurtz-bourg, dEichstadt, & de Ilildesheim, des Ducs de Saxe-Gotha, de Saxe-Cobourg,de Brunswick-Wolfenbuttel& de Mccklenbourg,du Roi deDan-nemarck en qualité de Duc de Holstein-Gluckstadt, du Landgrave de Hes-se-Castel, & d es Margraves de Brandebourg-Culmbach, & de Bade-Ba-de ; tous ces Confédérés prirent le titre de Princes correfpondans. La courde France ("ourioic à ces débats; elle les échauffoit par des émissaires se-crets , & se préparoit à profiler de la mésintelligence du Corps Germa-nique. On pressentit à Vienne ces menées dangereuses ; & Léopold- Léopoldclara , quil fufpendoit leflét de linvesliture, jusquà ce quelle eut été ap- Mt >end l \ e fprouvée par lEmpire; lElccteur lui - même, par une abdication volontai- f e117>mre & conditionnelle, renonça h sa dignité, jusquà ce que cette formalité ^ tturefut remplie: ainsi la Ligue parut dissipée & le calme rétabli dans lintérieurde lAliemagne. Les François firent peu de progrès dans cette contrée,parce quune armée, avantageusement située, sagement commandée, fansbazarder aucune action , fe contenta de leur fermer le passage. Louis XIVoffrit la paix, & proposa de sen rapporter au jugement de la Républiquede Venise fur laffaìre des réunions; mais il ne fut point écouté: le calmeregnoit dans lEmpire, & tant que le Corps Germanique étoit en paixavec lui - même, il fe croyoit invincible ; peu sen falloit cependant que

fi) Struvius Psr, 10, Se 8 , n. Theatr. Europ.T . xi, Thucel. LkSi. jur. púbk C,i,&