z66 HISTOIRE DE L'EMPIRE
5 « ct.XIII. cha h ramener le Duc de Savoie (i), & lui fit des offres d’autant plusIUst- d'AI- capables de le détacher de la Ligue, qu’elles étoient sincères, & que Louislemagne, descendoit rarement aux petites fourberies politiques; mais le Duc déclara1649-17 ° s ' qa’il seroit sidele à la Ligue.
1692. La cour de France manquant d’Alliés, avoit de bons Généraux; & ceuxci font presque toujours plus utiles que les autres: les Alliés fe font payerfort cher, des services qu’ils n'ont souvent pas rendus, & Catinat ne de-mandoit feulement pas le payement des foibles pensions, qui lui étoientaccordées. Tandis que Luxembourg triomphoic h Steinkerke, une autrearmée passoit le Rhin (2), & s’emparoit de Pfortzheim: le Prince Admi-nistrateur de Wurtemberg pendant la minorité du Duc son neveu, accourutau secours de cette place; il crut la sauver, & ne put fe sauver lui-même;les François étoient déja maîtres de la ville, & le Maréchal de Lorges,pour tromper P Administrateur, sit jouer l’artillerie, comme fi le siégé con-tinuoit encore; PAdministrateur donna dans le piege, il s’avança impru-demment, ot fe vit tout à coup enveloppé: il voulut se retirer; mais faretraite fut une déroute; il fut contraint de rendre les armes: le Baron deLoyer, qui commandoit un corps de Bavarois, ne put échapper k la pour-suite des François ; il fut pris. Le Landgrave de Hesic, fut forcé de leverle siégé d’Ebcrnbourg, & touc le Duché de Wurtemberg demeura exposéaux ravages des François.
Léopol'l Cependanc on traitoit au sein de PEmpire une grande affaire qui sèni-veuc créer bloit exiger plus de loisir, qu’on n’en avoit alors pour la conclure: parvietne™' m dgné à Vienne le 22 Mars, Léopold s’étoit engagé à obtenir leEleítorat. consentement du College Electoral, pour conférer la dignité Electorale àErnest-Auguste, Duc de Brunswick-Lunebourg-Hanovre & à ses des-cendans mâles ; k ce titre il devoir ajouter celui de Grand Bannerec du SaintEmpire Romain: le Duc,outre son contingent, promit d’entretenir au ser-vice del’Empereur six mille hommes dé troupes réglées, & de lui payer cinqTraité en- cens mille écus, tant que la guerre dureroit ; il s’engageoic encore à con-tre l'Empe- tribuer de toutes ses forces, pour placer la couronne d’Eípagne fur la têteâ'un Archiduc d’Autriche, si Charles 11 mouroit fans postérité ; à rétablirM c 1 ’ I e de Bohême, dans toutes les prérogatives attachées au titre d’Elec-g ‘ * teur, enfin, dans les élections futures des Empereurs & des Rois des Ro-mains, à ne faire usage dc son suffrage Electoral, qu’en faveur d’un Prin-ce de la maison d’Autriche. Cette promesse engageoit aussi toute sa posté-rité à voter pour le sang Autrichien ; clause évidemment contraire à la li-berté Germanique & même à la liberté naturelle & à la saine raison : toutElecteur est juge dans la Dicte, & le Duc Ernest-Auguste agissoit, com-me un Magistrat qui s’engageroit par serment à prononcer dans tous lestemps en faveur de telle partie, contre toutes celles qui pourroient avoirquelque différend avec elle ; toute élection suppose de Pimpartialité dans lesElecteurs, un mérite éminent dans celui qui est élu ; il étoit possible quedans Pavenir toute une génération Autrichienne n'offrît aucun Prince dignede la couronne Impériale : d’ailleurs, quand un Electeur auroit pu sacrifier
CO â. c? Mim, des Négoc, de Ryswyc.
( 2 ) Jmn. hist. de Louis XIV.