Buch 
40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
Seite
572
JPEG-Download
 

HISTOIRE DE LE M PIRE

572

Infiiilitèáes Elec-

SzctXIII. gagné par les promesses de ce Prince, y consentit (1): s Angleterre, laHi[i. dAl- Hollande, la Pologne, la Suede, le Dannemarck, la Ruflie, toutes ces Puis-1649^1705. fâes intéressées h lc ménager, lui déférèrent le titre de Majesté.---! Enfin les Etats dAllemagne, ces mêmes Etats, qui soppoloient à la créa-tion dun Eìcctorat, approuvèrent réfection dun Royaume. La France& lEspagne ne voulurent point reconnoître le nouveau Roi. Le Papemontra plus de véhémence ; il prétendoit que le droit de créer des Royau-mes nappartenoit quà lui. Quant à lOrdre Teutonique, le souvenir deses anciens droits fur la Prusse, fut le motif de son opposition. Le nouveauRoi tint fa parole, & seconda de tout son pouvoir sauguste maison à la-quelle il devoit sa couronne; il lui prodigua for, plus nécessaire encoreque les soldats : ne fut pas feulement dans son différend avec la maisonde Bourbon, quil lui témoigna sa reconnoiílànce ; il feu t renverser tousles efforts que la cour de Versailles faisoit pour sattacher les Princes cor-refpondans: il sçut enfin Lire accepter par les opposons la promesse queLéopold leur fit, de terminer bientôt cette affaire, dune maniéré satisfai-sante pour tous les Etats de lEmpire. Quant aux secours que Léopolddésiroit, tout ce quil put obtenir, ce fut une nouvelle assurance duneexacte neutralité; elle ne fut pas même observée, avec cette bonne soitmrs de Ba- stu'H avo ^ droit datrendre; lElecteur de Bavière, Gouverneur Généralvìere V de âes Pays-bas, reçut des garnisons Françoiscs dans les villes Flamandes:Cologne. lElecteur de Cologne, son frere, suivit cet exemple ; & lon vit lc-s enseignesFrançoiscs arborées fur les remparts des places fortes de l'Electoral de Co-logne, & de la citadelle de Liege. Léopold, nattendant plus du CorpsGermanique, que des trahisons fecrettes, chercha des Alliés hors de lAl-Triple Ai- Lmagne, & forma avec le Roi dAngleterre & la Hollande cette ligue fa-ìienee. meule, quon appella la Triple Alliance: les Puissances confédérées résolu-rent dattaquer dabord les Pays-bas, le Duché de Milan, le Royaume deNaples, & les istes de la Méditerranée. Nous ne suivrons point .les arméesdans toutes ces expéditions étrangères h lhistoire dAllemagne, dautantplus quil en a été parlé ailleurs dans cet ouvrage. (2)j J02. La conclusion de ce traité fit plus deffet que lEmpereur nen avoit es-péré: lorsque les Etats virent Léopold fortifié par ces alliances redouta-bles, lorsquon put se promettre un heureux succès de la guerre, on parutplus disposé à lentreprendre. LEnipefeur représenta alors , combien ilétoit dangereux de laisser ainsi la maison de Bourbon saggrandìr; quelleavoit été, dans tous les temps, ennemie du Corps Germanique; quilétoit de lintérêt de lEmpire quun Prince Autrichien montât fur lc trônedEspagne, non seulement parce que lAUemagne pourroit en tirer des se-cours directs, mais parce que si elle étoit attaquée par le Roi de France,Les Etats de un Roi dEspagne, ami des Allemands, feroit du côté des Pyrences duti-iié'iîentM'c * es diversions cn leur faveur. Ces raisons, que Léopold avoit déjà inutile-ïEmpereur, ment exposées dans dautres temps, entraînèrent tous les esprits; & la Dic-te déclara la guerre à la France. Les Electeurs de Bavière & de Cologne

(1) Mémoires de Ivimberti , T. x.S< 3 ion iCì vttsíaf-n Se ft ion 17.

(2) Voyez dar. r notre T. 29. íUJi. dEspagne,