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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DA L L E H A G K E. Liv. XXV. Se ct. XíIL 573

sentirent alors la faute quils avoient faite, en fe liguant avec Louis XIV; llijl. d'-i!s voulurent la réparer; toutes leurs propositions de paix furent rejettées; lemagne,on ne leur répondit, quen faisant entrer des troupes dans lElectorat de ^491725-Cologne. Le Roi de France, pour indemniser son allié, dun état quilétoit menacé de perdre, lui fit céder les Pays-bas par Philippe V. La guer-re commença avec différens succès ; Keiserswerth, Liege & plusieurs au-tres places rendirent aux Hollandois &: leurs alliés, Trêves au Maréchal deTallard, Landau au Roi des Romains, & le Marquis de Villars qui faifoitreliai de ces talens qui consolèrent la vieilìeíîe de Louis XIV, remportaune victoire signalée fur le Margrave de Bade à Fridlingue : lElecteurde Bavière ne demeura pas oisif; il entra dans la Suabe, & par les con-quêtes dUIm & de Memmingen , "soúvrir une communication avec laFrance (1).

La campagne suivante offrit des événements plus funestes; le Comte°>de Tallard joignit fes troupes h celles de lElecteur de Cologne, & forçala capitale de cet Electorat à gàrder, ou du moins à promettre la neutra-lité: en même temps des garnisons Françoifes entroient fans résistance dansles villes de Lorraine. L'Empereur avoit íçu, par des négociations sage-ment conduites, mettre dans íès intérêts & le Duc de Savoie, & le Roide Portugal ; il fçut même ranimer le courage de la Régence de Cologne,quune terreur panique avoit forcé à jurer de ne lui donner aucun secours.

Rhinberg fut pris & Bonn, la feule ville qui restât fidele à lElecteur, neput résister à lartillerie désastreuse des alliés commandés par Marlborough.

En France., on désespérait du succès de cette campagne, st les troupesFrançoifes ne fe joignoienc aux Bavarois. LElccteur étoit alors dans le Ti-rai: le-Général François - fut attaqué près de Mundcrkipgen , & triom-pha des Impériaux; Chrisliern de Brunswick-Hanovre, entraîné dans Ic-urdéroute,fe noya dans le Danube. Cette victoire ouvrit h Villars & h lE-lecteur de Bavière un chemin libre pour fe joindre ; ils combinèrent leurs-opérations, & leur concert en asthra le succès: ils battirent le Comte deStyrum près de Donawerch : Brifac fe rendit au Duc de Bourgogne aprèstreize jours de tranchée ouverte: cette place pouvoit faire une plus longuerésistance ; Léopold crut que FEmpire avoit bc-foin dun exemple, capable Sévérité dtdeffrayer tous les officiers lâches ou perfides, qui pourraient oublier leur LéopM.devoir; le Gouverneur eut la tête tranchée; le Comte de Marsigli, íbnLieutenant, fut dégradé des armes; supplice plus cruel que celui quiavoit terminé les jours du Gouverneur; il navoit fait.quobéir, mais lesjuges déclarèrent quil navoit pas signer la capitulation; quil avoit pulempêcher, &, quen lui laissant la vie, lEmpereur lui faifoit grâce. Lepublic sut moins févere que fes juges; son.innocence fut reconnue,mais lasentence subsista; & le préjugé, qui en étoit une fuite néceslàire, ne futpoint effacé: cependant la mort dun Gouverneur, le déshonneur de sonLieutenant, ne réparaient point les malheurs des alliés. Le Maréchal deTallard, Général dun mérite médiocre, mais dun orgueil excessif, qui'itmbloit conduit par cette fortune presque incroyable quï jusqu alors avoir

(1) Rijì, du Duc de Marllorovgh.

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