D E PRUSSE, Liv. XXIX. Suer. II.
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dans les pays Chrétiens; avec c6 secours ils s’emparerent des châteaux deileáiu, de Welsaw, dont ils bfûlerent les fauxbourgs, de Clementzbourgqu’ils livrerent aux flammes avec cent hommes de garnison, de Graudentz,•de Fille Ste. Marie, de Santirium (*) & de Crucebourg: tout ce qu’ils ren-contrèrent dans leur chemin fut maííàcré. (i)
Les ïeutoniques ne s’esirayerent point de ces ravages ;,ils; repoussèrent lesfureurs des Sudoviens par d’autres fureurs ; ils dévasteront le territoire de Ki~nenow , tuèrent plusieurs des habitons & réduisirent le reste à Fefclavage,firent un butin immense, maltraitèrent & mirent en fuite Farinée des Sudo-viens. Dans ce même tems huit cens Lithuaniens, après avoir dévasté leterritoire de Rersaw en Pologne, s en retournaient chargés• des dépouillesdes Chrétiens qu’ils avoient égorgés; Lesteki, Duc de Cracovie, les atta-qua avec 300 hommes & à peine dix échappèrent a fa vengeance. (2)
Les partiíàns Chrétiens faisoient.couler des ruiíîèaux de sang: Martin Go-Jindonc on a déja- parlé, se rendit- célébré par de saints, brigandages avecquatre Teutoniques & onze Prussiens. II venoit de brûler un village & s’enretournoit chargé des dépouilles des vaincus. . Comme il se croyoit loin desennemis, il failòit fur, l’herbe avec fes compagnpns un rppas militaire. LesSudoviens le surprirent, tombèrent fur. fa troupe, tuèrent les quatre Teutoni-ques &le reste s'enfuit. Martin décoqcprté, ne s’éloigpe -point, fuit les pnnemîsde loin., attend que la fatigue les ait livrés au sommeil,, leur enlève leurs bou-cliers, leurs lances & leurs épées, T-aíícmble íà troupe fugitive,-Farine,;ma ~sacre fes vainqueurs, reprend avec leur - butin celui, qu-ils py oient Tait furlui. Dans une autre occasion il surprit un village, dans le teins-que tout lemonde , étoitji table ou dans lq ,hajn. Martin, pouy.fa part en. tua dix, ; cequi prouve.fa férocité, plutôt que l’on adyeflè ou fa valeur. Cçs fûts - «Fer-mes particuliers surent suivis de maflàcres & de ravages ; dç -la part des Cheval-liers , qui détruisirent Farinée des Sudoviens fépandue. dans-Ja Nactangie;ceux-ci, trop foibles pour leur résister, fe joignirent aux- Lithuaniens &-pé-nétrèrent .dans le Samland, parcoururent le pays avec rapidité, brûlant, çotttce qui fe trouvoit fur leur passage; dans ce même teins, le Chevalier UlricBavarois, Commandeur de Tapiaw, avec dix Chevaliers & 25c Cavalierstraversoit & dévastoit la Sudavie. Cet intrépide Ulric tentoit des entreprisesqu’un autre n’auroitsu envisager qu’en tremblant. . Les ravages qirii íit clansla Sudavie, allerent si loin que le Grand-maître de Prusse fut obligé de -ltii.défendre de combattre fans un ordre exprès. í /
Le Chevalier Mangold,. Grand-maître de Pruíiè , résolut de sinir cetteguerre par la dévastation de la Sudavie entiere; il mit en cendres Fhabítatîoqde Scmnand, chef des Sudaviens, tua ou prit 150 hommes; mais le terri-ble Ulric fut tué «St le Chevalier dc Lubentele fut fait prisonnier. Ce Lu-bentele fe fit aimer de Scumand, son vainqueur, qui lui permit de fe ven-ger d’un noble qui lui reprocha fa captivité; il fut. délivré- quelque tempsaprès & il eut le plaisir de voir Scumand converti à la foi. Loríquc les Cheva-liers ramenèrent dans la Sudavie une armée si nombreuse, qu’eile cohvroir
ar£ I 2'n?Du, e i ite rí I '> fL / t . re î , ‘* tî ^ ans iiprâz , «u lieu où il est'anjónrd’hbi" & far -rxì'klléMergenlmtg. (-) U ll!b . m . l8? . U . cap , Í91 M ath+Stikonsk. OjjbW
Hifl. de
Prusse.
§ 97 - 1531 °
Les Sudo-viens Jonibattus.
A’.ttxtS ex-ploits deGolin
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Le Cheva-lier Ulricdiva fie laStuhvie.
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