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42 (1780) La continuation de l'histoire du royaume de Pologne, l'histoire du royaume de Prusse, celle de l'empire de Russie et les cinq premières sections de l'histoire du royaume de Suède
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DE P R U S S E, Liv. XXIX. Sect. III. Ip5

avoir pour ses troupes, & il vit que les Héros, comme les autres hommes, um fa •font sujets à la caducité. II n’y avoir plus dans cette armée, que lombre Prusse,du grand Eugene. U avoir survécu à lui-mêmc; & il craignoit d’exposer sa r 53 i-i 779 .

réputation, lì solidement établie, au hazard d’une dix-huitieme bataille. Un- -

jeune homme audacieux auroit attaqué le retranchement françois, qui n’étoitqu’à peine ébauché, lorsque farinée vint à Wisenthal; les troupes srançoisesétoient si proches de Philipsbourg, que leur cavalerie n’avoit pas asièz deterrein, pour fe mettre en bataille entre 1a ville & le camp, fans souffrirbeaucoup de la canonnade ; elle n’avoit qu’un pont de communication fur leRhin, & en cas qu’on eût emporté le retranchement, toute P Année Fran-çoise, qui n’avoit point de retraite, seroit périe infailliblement. Mais le destindes empires en ordonna autrement. Les François prirent Philipsbourg h lavue du Prince Eugene, fans que personne s’y opposât. Berwik fut tué d’uncoup de canon. Le Maréchal d’Asseld lui succéda dans le commandement.

Le Roi, dont les fatigues avoient achevé de déranger la santé, prit un com-mencement d’hydropisie, qui l’obligea de quitter l'armée; & le reste de cettecampagne se paíîà en marches & contremarches, d’autant moins décisives,que le Rhin séparait les François & les Impériaux. ”

,, L’Empereur & la France firent la paix fans consulter leurs alliés, dont ils 1-35.négligèrent les intérêts. Le Roi sc plaignit de ce que la cour de Vienne n’a-voit pris aucune mesure avec celle de Versailles, pour assurer la successionde Berg. Ce Prince s’étoit remis de son hydropisie ; mais ses forces étoientsi énervées, que son ame. II eut cependant le plaisir de voir prospérer unenouvelle colonie, qu’il avoit établie en Pruíse. Dès l’année 173a il étoit sortiplus de vingt mille âmes de l’évêché de Saltzbourg , par zele pour la reli-gion protestante. L'Evêque avoit persécuté quelques-uns de ces malheureux,avec plus de fanatisme que de prudence. L’envie de quitter leur patrie gagnale peuple & devint épidémique. Cette émigration se fit à la fin, plutôt paresprit de libertinage que par attachement pour une secte. Le Roi établit cesSalzbourgeois en Fruste, & fans examiner les motifs de leur désertion, il re-peupla par ce moyen des contrées, que la peste avoit dévastées sous le régnéde son pere. ”

„ Le Roi n’avoit pris aucune part à toutes les guerres, (de ce teins) II 1736.3$,

. n’avoit fourni des troupes, ni reçu des subsides de personne. D’ailleurs de-puis l’attaque d’hydropisie, qu’il avoit eu en 1734, il ne vivoit que par l’art desmédecins. Vers la fin de cette année, fa santé s’affoiblit considérablement.

Dans cet état valétudinaire, il paíîà une convention avec la France, dont ilobtint 1 a garantie du Duché de Berg, à l’exception de la ville de Dusseldorf,

& d’une banlieue, large d’un mille tout du long du bord du Rhin. 11 sc con-tenta d’autant plus facilement de ce partage, que la perte de son activité lefaifoit déselpérer de faire des acquisitions plus considérables. L'hydropisie, J7+0>

dont il étoit incommodé, augmenta considérablement, & il mourut enfin le Sa mort*M Mai 1740, avec la fermeté d’un philosophe & la résignation d’un chré-ticn. II conserva une présence d’esprit admirable jufqu’au dernier momentde ia vie, ordonnant de ses affaires en politique, examinant les progrès dela maladie en physicien, & triomphant de la mort en héros. ”

„ II avoit épousé en 1707 Sophie Dorothée, fille de George d’IIanovrej2 orne XLIL B b