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HISTOIRE DU R O Y A U M E
Son
tere.
s ,rr. III. qui devint Roi d’Angleterrc. De ce mariage naquirent Frédéric II. qui luiHifì- de succéda; les trois Princes Auguste Guillaume, Louis Henri & Ferdinand;.Prusse. Wilhelmine , Marggrave de Bareith ; Frédérique , Marggrave d’Anfpach ;I 5 .IUI 77 S- charlotte, PrinceOè de Brunswic; Sophie, Marggrave de Schwedt; Ulrique,Reine de Suede, & Amélie, Abbeíîè de Quedlinbourg. ”
„ Les Ministres de frédéric Guillaume lui firent signer quarante Traitésou Conventions, que nous nous sommes dispensés de rapporter à cause deleur frivolité ; ils croient si éloignés de la modération de ce Prince, qu’ilsíòngeoient moins h 1a dignité de leur Maître, qu’à augmenter les bénéficesde leurs emplois : nous avons de - même paslë fous silence les chagrins do-crm .,inestiqucs de ce grand Prince ; on doit avoir quelque indulgence pour la faute‘ des enfans, en faveur des vertus de leur pere. La politique du Roi futtoujours inséparable de la justice, moins occupé à s’étendrc, qu’à bien gou-verner ce qu’il postedoit; toujours armé pour la défense, & jamais pour lemalheur de PEurope, il préférait les choses utiles aux agréables, bâtilïàntavec profusion pour fes sujets, & ne dépensant pas la somme la plus modi-que pour fe loger lui-même ; circonspect dans fes engagemens, vrai dans fespromesses ; austere dans fes mœurs, rigoureux dans celles des autres, févereobservateur de la discipline militaire, gouvernant son Etat par les mêmesloix que son Armée ; il préfumoit si bien de Phumanité, qu’il prétendoit quefes sujets fussent aussi stoïques qu’il l’étoit. Frédéric Guillaume laisià enmourant 66000 hommes, qu’il entretint par fa bonne œconomie, fes financesaugmentées, le trésor public rempli, & un ordre merveilleux dans toutes fesaffaires. S’il est vrai de dire qu’on doit sombre du chêne à la vertu du glandqui l’a produit, toute la terre conviendra qu’on trouve dans la vie laborieusede ce Prince, & dans les mesures qu’il prit avec fageslè, les principes de laprospérité dont la Maison Royale a joui après fa mort. ”
Frédéric III ne dissipa point les trésors que son pere avoir mis en réser-ve; il en fit un usage qui tourna au bonheur & à la gloire de fes peuples:fous le dernier régné, la Prusse avoir acquis parmi les Puissances de l’Europe,une distinction à laquelle un Etat naissant ne fembloit pas devoir aspirer;Frédéric III voulut lui donner une prépondérance qui la fit craindre & res-pecter: les circonstances, étoient favorables, il les mit à profit. La Francefous le Ministère du Cardinal de Fleuri, étoit l’arbitre de l’Europe; elleavoir ôté à la maison d’Autriche l’appui de la Hollande & de l’Angleterre,dont le zele s’étoit manifesté dans toutes les occasions en faveur de cettemaison, & cet abandon détermina la Cour de Vienne à la paix où le Cardi-nal de Fleuri vouloir l’amener : l’Empercur avoir donné l’exclusion du trônede Pologne à Stanislas, beau - pere du Roi de France, pour y faire monterAuguste Electeur de Saxe. La guerre étoit allumée en Italie & fur le Rhin:l’armée combinée de France, d’Efpagne & de Savoie s’empara des Etats del’Empereur en Italie, il perdit fans retour Naples & la Sicile. L’Empereurdemanda la paix, & par le traité, Don Carlos qui étoit déja reconnu PrinceHéréditaire de Toscane, fut déclaré Roi de Naples & de Sicile: FrançoisDuc de Lorraine, gendre de l’Empereur Charles VI, eut la Toscane qu’avoitauparavant Don Carlos, & l’Empereur obtint en propriété les Duchés deParme & às Plaisance, Le Roi Stanislas renonça au Royaume de Pologne
FrédéricJlí. sonfuceejseur.
Ftat de la
France. .