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Skct. v. cœur de Pierre en faveur d’un homme,. qui Tavoit si bien servi; c’étoit ellejn)l. de q U ì avo i t obtenu,que la peine de mort fut commuée en celle du banniflement.Riislìe, On revit depuis au faîte des grandeurs, celui qu’on avoir vu fur l’échaífaud,] e Grand P reC a poi'dre la tete.
«_ 1 _ Cependant Pierre ne perçoit point de vue Derbent & les provinces de
1723. Perse, qui étoient à sa bienséance: la Cour de Constantinople vouloir se dé-clarer contre lui ; mais le Marquis de IJonnac, Ambaíìàdeur de France,ì’en t ni°'ea à garder la neutralité. L’Empereur d’Allemagne menaça ausiì detourner ses armes contre les Turcs, s’ils troubloienc le Czar dans cette en-treprise. Cette neutralité favori là les deíîeins ambitieux de Pierre. Lc Sophifut contraint de démembrer lés Etats, pour en conserver une partie ; ce n’é-toit plus Hussein, qui regnoit; il étoit tombé entre les mains des rebelles avectoute sa famille. Shah Tahmas ou Tachmasib,, le plus jeune de ses ensans,leur-étoit seul échappé; ce fut lui qui conclut avec le Czar un traité, par le-quel i°. S, M. I. promettoit au Shah Tahmas une amitié sincere, & uneJscz^S prompte assistance contre les rebelles de son Royaume, jufqu’à ce qu’ils íuí-u Sophi. ient entierement détruits, St.que le Gouvernement de Perle fut rétabli dansune tranquillité parfaite ; S. M. I. s’engageoit à faire marcher contre lesfactieux avec toute la diligence possible-, & à faire .agir puistàmmcnt un corpsd’infanterie & de cavalerie. a°. Le Roi de Perse cédoit pour toujours àS. M. I. & à ses iiicceíJèurs, les villes de Derbenc & de Balai, avec leurterritoire le long de la mer Caspienne, les provinces de Ghilan, Mazandé-ran, & Astérabat , qui dévoient demeurer à perpétuité à S. M. L, pourservir à la subsistance de ses troupes, lans être autrement à charge au Roi dePerse. 3 0 . Le Roi de Perse s’obíigeoit à fournir aux Ruslès des chameauxpour le prix de douze roubles chacun. Quant aux vivres, le prix en étoitencore plus modique. .4°. On établilîoit une alliance perpétuelle entre lesdeux Couronnes, un Commerce libre entre leurs sujets, & le Czar s’enga-<reoit à protéger son allié contre tous ses ennemis, soit dans l'intérieur de sesEtats, soit au dehors. •
L’amitié de Pierre étoit puisante, fans doute,; mais c étoit Tacheter biencher. Ce-Prince avoir ainsi reculé en Europe & en Asie les limites de sonEmpire : une si vaste puisiànce fembloit devoir accabler celui - même qui enctoit revêtu; mais le génie de Pierre suffisoit à tout.; ses ressources se mulu-plioient en même proportion que les obstacles ; & ses yeux & son bras fem-bloient atteindre à toutes les extrémités de ses Etats. Ce qu’il y a peut-êtrede plus étonnant en lui, c’est que dans un pays où regnoit la superstition, ilLe Czar s çut dompter son clergé: aussi disoit-il lui-même qu’il avoir cet avantage surabolit pou- L 0 m S XIV, qui s’étoit laissé subjuguer par des prêtres. Dans un synode au-mes filmer- °l uel d présida, il abolit, & cette croyance ridicule, que ceux qui étoient%tkm. enterrés dans le monastère de Pezaski, entroient au ciel., fans avoir besoinde se répentir de leurs crimes; l’usage bisarre d’envoyer des prières dans desbonnets aux abfens; celui de se prosterner devant les prélats & les abbés,lorsqu ils passoient; celui de porter de la viande, du pain, & de l’eau-de-viefur les tombeaux, comme fi les morts avoient eu faim ou soif; celui d aban-donner son travail, pour aller, en mendiant, adorer Dieu dans quelque cha-pelle éloignée, comme si l’on ne pouvoit pas l’adorer dans tous les coins de