DE S U E D E, Liv. XXXI. Sect. II. 42 .
dentale, que le Roi Magnus avoit fait mettre en prison avec Roric son frere, Hifl. deparce que. Folchòn fils d’Aigoth, avoit enlevé & conduit en Nonvegc, la Suede.fille du célébré Svantopelch de Emile, épouse de David, fils de Tostan. (i) 800-1415.Le Régent, après la célébration des noces, arma une flotte de cent onze vais- '
seaux, contre les Caréìiens & les Russes, & fit construire la forteresse deLandscroon, au confluent de 1 a Nyen & du Neckre. Les Russes s’oppoferentà cette construction avec une année de 30000 hommes. Ils tenteront de brû-ler la flotte des Suédois ; mais la valeur & f industrie du Régent rendirentleurs efforts inutiles. Les Russes ne pouvant pas réussir fur mer, descendirentde leurs vaisseaux & présentèrent k bataille aux Suédois : les Uplandois lesmirent en déroute : ils en tuerent une partie, & le reste se sauva par k fuite.Cependant k cavalerie faisoit encore des ravages dans les environs ; MatthiasKetelnuind proposa de se battre avec le plus brave ; mais personne n’ofant scprésenter, il les traita tous de lâches, marcha contr’eux avec fa cavalerie &les mit en fuite. (2) Torckel laiíïïi 300 hommes dans k forteresse de Lands-croon sous k conduite de Stenon & revint en Suede; il fur reçu au milieudes acclamations du peuple : pour comble de joie, la Reine venoit d’accou-cher d’un fils; mais cette joie fut un peu troublée par les nouvelles qu’on re-çut de Landscroon; l’humidité de cette construction ayant corrompu les vi-vres qu’on y avoit laisses, la garnison fut attaquée du scorbut; 1a plus grandepartie étoit périe par k maladie, le reste se retira & k forteresse se trouvasans défense; il.n’y resta que vingt hommes en état de combattre. Voyantles Russes disposés à faire le siégé, ils se firent jour l’épée à k main, au tra-vers dés aflìégeans & gagnèrent le camp des Suédois : les malades capitulè-rent & les Russes détruisirent la forteresse de fond en comble. (3)
Cependant le Roi devenu majeur prit les rênes du gouvernement : il aísern- 1302.bla les grands, & de l’aveu de ses freres, il désigna pour son successeur autrône Magnus son fils, qui n’avoit que trois ans. Torckel se démit de 1 a ré-gence, remit toutes ses charges au Roi, qui les lui rendit & augmenta mêmeson autorité. Waldemár frere du Roi, épousa k fille de Torckel & Torckellui-même, quoique vieux, épousa 1a fille du Comte de Ravensberg: il sedémit ensuite de la tutelle d’Eric & de Waldemar, en leur offrant ses servi-ces, s’ils le jugeoient plus propre qu’eux à administrer leurs affaires: les Prin-ces reçurent fa démission, & n’accepterent point ses services. Ils confièrentl’administration de leurs affaires à Ambiorn, Prince du Sénat. Ce changementfut une des causes des malheurs qui le suivirent: les Princes sc plaignoient dela partialité que Torckel avoit toujours marquée contre eux en faveur du Roi;on fomenta leur mécontentement. Dès qu’Ambiorn eut l’administration desaffaires des Princes, Torckel, pour s’attacher plus intimement le Roi & four-nir plus abondamment au luxe de k Reine, & Tailleurs pour suppléer auxrevenus de l’Etat que diminuoient les appanages des Princes, persuada à Bir-ger de mettre de nouveaux impôts fur ses peuples, & de s’emparer pour sixans du produit des dixmes destinées au soulagement des pauvres. Nicolas Ar-chevêque d’Upfal pria Torckel de ne pas souffrir que Birger flétrît fa réputa-
(1) Voyez íiipr. l’IIist. de Pruss. (2) :de l’Univ. T. 4. Puffendorf de reb. Suec.
e,ocœn. uidi. 3.