DE SUEDE, Liv. XXXI. Suer. III,
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avec des femmes débauchées (i) Peut-être Olaiis entreprit-il en partie fa Hifl. de
Suede.1411-15150.
d y répondrepur des pro-cédures.
Gustave neVeut consen-tir qu à desconsciences.
traduction pour justifier son mariage, & pour mettre en repos la consciencede ceux qui l’imiteroienc. Les évêques n'oioient reprocher au Roi d’êtreennemi de la religion Catholique ; car il la profeílòit encore ouvertement,
& cachoit avec foin son penchant pour le Luthéranisme : mais ils allerent leprier de permettre qu on fît le procès à Olaïis & à ses fe&ateurs , comme, àdes hérétiques : r Archevêque d^Upfal lui dénonça la traduction d'Olaiis ,comme entierement conforme à celle de Luther , que Rome & toutes lesuniversités avoient condamnée : ils finirent par supplier le Roi de révoquerfes dernieres ordonnances , comme lui ayant été suggérées par les ennemisde la Religion. Gustave défendit fes ordonnances par de bonnes raisons:quant à Olaiis , il étoit prêt , difoit-il, à le lui sacrifier,comme tous les hom-mes convaincus â'hérésie de son Royaume ; mais il ajouta qisîl étoit jufieaussi de ne pas le condamner fans f entendre; qu il avoit entendu parlerdes mœurs & du mérite de cet ecclésiastique avec éloge , & qu ìl pouvoit sefaire qu'il fut persécuté par d envie de fes confrères , qui auroient fait envi-sager quelques qaefììons de peu <Fimportance pour la Religion , comme deshérésies , & des disputes de Théologiens , comme des crimes d'Etat. L’Ar-chevêque d’Upíal qui portoit la parole, offrit de confondre Olaiis devant leSénat, en présence de sa Majesté. Gustave accepta fa proposition & la con-férence fut indiquée à Uplàl. Le Roi, accompagné des Sénateurs & descourtisans, s’y rendit : les évêques pour ne pas compromettre leur dignité,ne voulurent point disputer avec Olaiis; ils lui opposèrent Gallus, qui avoitla réputation d’un grand théologien : le purgatoire, les indulgences, la com-munion fous les deux efpeces, la puissance temporelle &~les dignités duclergé, furent les objets de la dispute. Olaiis n’employoit d autre autoritéque rÉcriture Sainte. Gallus prenoit fes preuves en outre dans les peres,les conciles & la tradition. Olaiis vouloit que ion adversaire fe battit h ar-mes égales, & qu’il fe renfermât dans rEcriture Sainte. II lui demandoitqu’il lui citât un seul endroit qui permit aux évêques de posséder des princi-pautés & des dignités séculières, & d’employer contre leurs ennemis & pourde légers intérêts les foudres de i’égiife. Gallus pressé de ce côté attaquoitla traduction d’Olaiis, qui fe préparoit à la justifier; mais Gustave fit cestèrla dispute: (2) il pria l’Archevêque de faire aussi une traduction pour ceuxde fa communion & pour la plupart des curés, qui sachant très mal le latinpouvoient mal expliquer le texte à leurs paroissiens: l’arcbevêque y consen-tit, quoique les évêques s’y opposèrent, en disant que les ignorans & les sim-ples ne pouvoient s ériger en juges des controverses ; que l'Eglise & la Re-ligion 11e foufpr oient point d’examen : qu'ils av oient désapprouvé la confé-rence tsUpfaì; qu il falloit commencer par faire 1 e procès à Olaiis, ren-voyer à Rome; qu'on ne convainquait ces hérétiques que parle fer & lefeu. (3) L’Archevêque s’étoit engagé; il n’ola pas refuser. On partagea ceial’ouvrage entre le clergé séculier & régulier: la traduction des quatre Evan-gélistes, des Actes des Apôtres & des Epîtres de St. Paul, furent la tâche dupremier ; le clergé régulier fut chargé du reste.
Elles neréussissentpoint auxévêques.
Ils deman-dent qu'on
(î) Puffeni,. Introd. à l’hist. Univ. 1de T. 2. (3) Idera p. 122. Tom. 2.
(2) ferlât histoire des rév. âc Sac-
Oqq 2