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42 (1780) La continuation de l'histoire du royaume de Pologne, l'histoire du royaume de Prusse, celle de l'empire de Russie et les cinq premières sections de l'histoire du royaume de Suède
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Sect. V.Hist. deSuede.1610-1632.

Traité d'al -Hatv e de. l/iFrance &fie ta Suede.

Prise deDemmin,de Colberg ,ïfc.

Gustavetpitte laPmiranie.

6ó* HISTOIRE DU ROYAUME

Gustave lui fie dire de venir, il obéit, il avoit une grofie chaîne d’or aucol ; un soldat Suédois pria Gustave de lui permettre de la lui prendre avantla capitulation. Le terrible Peralta laifia faire le soldat fans faire semblant des’en appercevoir, & ligna gravement la capitulation.

Savelli commandoit à Demmin, Tilly lui avoit écrit de tenir au moinsquinze jours, mais de fe retirer àRostock, supposé qu’il fût forcé de capitu-ler. L’attaque de Demmin fut si vive, que malgré une très forte garnison &des munitions en abondance , le troisième jour Savelli demanda à capituler;le Roi lui accorda de sortir avec armes & bagages , drapeaux déployés &deux pieces de canon. Gustave voyant passer Savelli, lui sic quelques com-plimens ironiques, que l’italicn prit pour argent comptant. Tilly vouloitqu’on punit la lâcheté: mais'il en fut quitte pour la peur. Gustave , pen-dant le siégé de Demmin, envoya un capitaine appellé Jean Melicke, avectrente-six chevaux pour surprendre Melechem , place forte , défendue pardeux compagnies de dragons : il s’acquitta de fa commission de la maniéré laplus adroite. (1 )

Le traité d alliance entre la France & la Suede, signé à Scralsund fur lafin de Tannée précédente, avoit souffert plusieurs difficultés, dont la principa-le avoi été le titre de Majesté que le Roi de France ne vouloit point accor-der à Gustave, comme Souverain d’un Etat électif; mais enfin tout s’étoit ar-rangé au gré des parties. (2) Gustave, maître d’entrer dans le Meklenbourg,sembla s’y disposer ; auffî Tilly accourut pour couvrir ce, Duché, mais Gus-tave content dc savoir tiré des Marches de Brandenbourg, revint à Stettin avectoute son armée. Colberg s’étoit rendu après cinq mois d’une défense vigou-reuse ; aussi Gustave voulut-il qu’on rendit au commandant tous les honneursde la guerre : Gustave exécuta alors un projet qu’il méditoit depuis que Tillys’éloignoic de Francfort: il résolut d’emporrer cette place; il sic préparer unpont volant de 180 pas de long, où cinq hommes pouvoient palier de front,lui lit remonter l’Oder jusques à New - Angermunde & de-là à Schwedt, oùil fut fixé & fortifié avec une si grande promptitude, qu’il Te trouva en étatde défense avant que Tilly pût s’y opposer. (3) 11 assembla les Etats de Fo-in éranie , leur annonça que ne voulant pas les incommoder plus longtems, &étant résolu de porter ses armes plus loin, ils dévoient songer à pourvoir àla sûreté de leur pays, qu’ils cuisent à lever à leurs dépens 10000 hommesde pied & 3000 chevaux pour garder leurs frontières. Ces propositions furentreçues agréablement; alors Gustave leur remit une obligation de 130000

Ci") Comme il savoit que ces peuples regardoient les Suédois comme leurs libérateurs,il rassembla beaucoup de paysans, fit allumer des feux fur la chaussée, attacher dans l’efpa-ce de près d’ime lieue, des meches ardentes à un grand nombre d’arbres, & à la pointed u jour, il envoya un trompette sommer la garnison d’évacuer la ville, parce que le Roiéroít-là en personne avec toute Vannée. Les impériaux n’en doutèrent point. Melicke leurfit dire de fe décider & qu il n’y avoit pas de quartier à attendre, à moins qu’ils ne for-tifient à sinisant fans armes. Le.s Impériaux s’eítimerent fort heureux;ils accepterent la condi-tion: ils sortirent sans armes. Aussitôt iMelicke les fit entourer par ses trente-six cavaliers,les lit setter fur des chariots & les fit conduire au Roi : ils prirent parti dans son armée.Hist. de Gust. Adolph. L. 7. Lucien. L . 8. p. 574. (2) Voyez ce traité dans Huit,

de Gust. Adolp. L, 7. (3) ldm Aident. Locttn. T. 3. hijt. Sure.