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HISTOIRE DE HOLLANDE
Sect. VIII. Requefcns piqué de leur opiniâtreté ne put s’empêcher de s’écrier, Bios msWfl.de libéra de estes Estadosì „ Dieu nous délivre de ces Etats! ” Une mélan-colie sombre le dévoroic, & les ardeurs d'une sievre violente, s’étantÌl___r jointes à ses inquiétudes, il mourut le cinq Mars de cette année. QuelquesMort de jours auparavant les Espagnols avoient perdu Chiapino. Vitelli, un de leursFítelii & meilleurs Capitaines (i). Requesens avoir désigné les Comtes de Mans-de lieque- & de Barlemont pour lui succéder dans le Gouvernement, jusqu’à ceJCnS ’ que Philippe eût envoyé un nouveau Lieutenant dans les Pays - Bas. SesLe Conseil intentions ne surent point respectées après fa mort. Le Conseil d’Etat,d'Etat établi à Bruxelles, s’empara de l’autorité & prit la conduite des affaires. Les
^conduite wembresde ce Sénat, composé de Flamands & d’Espaa;nols, étoient animé»Z U Jsai- P ar un ofpiic bien différent. Ceux-ci ne cherchoient qu’à maintenir le peupleres. dans la servitudeWes autres s’efforçoient, au contraire, de lui rendre sesanciens privilèges. Le Prince d’Orange ne laissa point échapper cetteoccasion de fortifier son parti. Depuis longtemps il entretenoit des intelli-gences dans le Brabant (2); ses créatures repréièntoient aux Sénateurs quiparoiílòient attachés aux intérêts de la patrie, qu’ils dévoient plutôt chercherleur agrandissement en servant leur Pays qu’en le trahissant ; que l’amour dubien public étoic le seul sentiment dont le Prince fût animé; qu'ensin lesProvinces de Hollande & de Zélande étoient tellement persuadées de lapureté de ses intentions, qu’elles n’avoient point balancé à lui déférer legouvernement de toutes les affaires & une autorité presque fans bornes.Tels étoient les discours des partisans du Prince d’Orange , mais leuréloquence fut bien moins utile à fa cause, que les désordres que commirentles troupes Espagnoles dans les Pays - Bas.
le R g i Le Marquis d’Havré étoit arrivé à Bruxelles & avoit apporté un écrit,d'Espagne par lequel Philippe promettoit d’abolir le dixieme denier: c'étoit le seul^bouTfim. e ®" orc si ue I e Monarque Espagnol avoit cru devoir faire en faveur des Pays-pôt du Bas. II ne remit au Marquis d’Havré aucune somme pour payer la soldedixieme des troupes : les soldats de Mondragon lassés d’attendre depuis longtempsdemer. leur paye, se mutinèrent de nouveau; ils commencerenc leurs ravages parLes soldats Ia vil,e de Ziriezee dont ils venoient de s’emparer , & la pillèrent.deMondra De-là ils s’avancent vers Bruxelles & se jettent dans Alost: au récit desgon se mu- ravages que ces mutins exerçoient dans les campagnes des environs, letinent & . trouble & Beffroi fe répandent dans Bruxelles. JLe Conseil pressé parles'Jjfajl ™ 1 clameurs de la multitude, prononce une sentence par laquelle il déclare
(1) Vitelli avoit les plus grands talens pour la guerre , niais il ternit la gloire qu ils’étoit acquise, en se livrant à la débauche la plus crapuleuse. II avoit accoutumé de dire,qu'il devoit y avoir une liberti entiere à ségard de la religion & des femmes, &qu'il devoit être permis d'en essayer plusieurs í«? d'en changer souvent. Ou Inî Stcette épitaphe:
O Deus omnipotent, crassi ntiserere VitelliQue m mors preveniens , non finit esse Bovem.Corpus in Italiâ est, tenet intesttna Brabantus>sifl anirnam nemo. Cur ? quia non habuit.
(2) Grotius Annal, Lib. II.