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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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HISTOIRE DE HOLLANDE

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Sect. VIII. les Flamands à proposer des conditions qui seraient certainement rejettées:fíijl. de ii prévoyoit que la paix non seulement lui enleveroit son rang & sonau t or i c é , mais qu’elle exposerait aussi sa personne à toute la vengeance

_' de Philippe. Le Duc de Parme s’occupoit tout à la fois de la guerre

Le Duc de & de la négociation ; il invitoit les révoltés à implorer la clémence deParme en- Philippe, qu’il peignoit comme un pere, prêt à embraíîèr ses enfans au^é'ocia luoindre signe de repentir. La Motte fut le premier séduit: son exemplefions pour & ses discours entraînèrent dans le parti Espagnol, (i) ceux de Grave-la paix. lines, & même Montigny, qui renforça l’armée du Duc de Parme desLa Motte g 000 hommes qu’il commandoit. Les habitans de l’Artois & du Hénaut,mkrmïse ceux de Douai ’ de Lille, & d’autres parurent quelque temps incertains:laìjsesêdui- mais enfin la politique du Duc de Parme triompha de leur résistance:re par les la paix fut conclue aux conditions suivantes. (2) Philippe par ceLes^rofci Traité , pardonnoit tout le passé ; il ratifioit le Traité de Gand ; lapales villes Religion Romaine devoir feule être admise à l’avenir dans l’étendue desaccèdent Provinces; le Roi s’obligeoit de faire sortir toutes les troupes étrangères,aux condi- fl x semaines après la publication du Traité. Les Provinces Wallonesp'aixíropo - s’obligeoient à fournir au Roi une armée,, qui seroit entretenue aux dépenslies par de Sa Majesté & des contributions que les peuples nouvellement rentrésle Duc de dans l’obéislànce, s’obligeoient de payer. Le Duc de Parme devoirParme. conserver le Gouvernement jusqu’à ce qu’il plût à la Cour de Madridde lui nommer un successeur (z).

Pendant ces négociations le Duc de Parme continuoit le siégé de■Siégé de Mastricht. (4) La Noue en étoit Gouverneur ,, & il est probable queMastricht. s’il a volt pu y entrer, cette proye aurait échappé aux Espagnols: maisles passages étoient si bien gardés , qu’il fut contraint de se retirer.Schwartzembourg qui le remplaçoit, n’avoit ni scstalens ni son expérience.;toute la défense néanmoins fut dirigée par un habile Ingénieur Lorrain,nommé Sebastien Tappin. La garnison étoit composée de 1200 soldatsFrançois, Anglois & Ecoíïòis : ,1200 bourgeois aguerris & animés par

CQ Strada de bell. Belgic. Lib. IV.

(2) Bentivoglio Part. I. Liv. I. Strada. Lib. IV.

(z) Strada prétend qu’on représenta îi Paris une Farce allégorique, où les Françoits'égayoient aux dépens de Casimir, du Duc d’Anjou & du Prince d’Orange: „ On avoir„ lâché, dît-il, fur le théâtre une vache fort grasse, à l’entour de laquelle plusieurs„ Princes s’occupoient diversement. Le Roi d’Espagne la conduisoit avec un fil fort„ délié; mais ce fil fe rompoit souvent, & le Duc de Parme étoit sans cesse occupé à le„ renouer. Les Chefs des Confédérés montés fur son dos, la tenoient par les cornes, &,, demandoient du secours pour l’arrêter: Le Duc d’Anjou qui étoit accouru prompte-„ ment, s’étoit saisi de la queue de la vache & faisoit tous fes efforts pour soulever au„ Roi. Mais le Prince d’Orange & Casimir plus adroits s’occupoient à la traire & eu„ recevoîent le lait dans deux grands vases placés au dessous de fes mammelles. Une„ quantité considérable de Flamands, de François, d’AUemands & d’Anglois, fervoient„ de spectateurs â cette fcene. Bientôt le Duc de Parme ayant fait quelques caresses à la„ vache, elle arracha fa queue de la main du Duc d’Anjou, fit tomber par terre ceux,, qui étoient fur son dos, abattit d’un coup de pied Casimir, repoussa d’un autre le„ Prince d’Orange, renversa son pot plein de lait, & comme il revenoit souvent à la,, charge, elle lui présenta les cornes. Enfin elle se jetta d’un saut entre les bras du Roi

d’Espagne.”

(4) Strad. dé bell. Belg. Lib. III. Bentivoglio P. 2.Liv. L