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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. IX. 105

.tenté une descente en Angleterre, ils l’auroient fait avec succès. Elisabeth Hist. desembloit les favoriser elle-même par Terreur où savoir jettée un faux bruit Hollande,-qui s’étoit répandu que l’ennemi avoit pris une autre route. Dans cette per- I58 4~ I 593.suasion elle avoit ordonné à Howard de désarmer, ordre imprudent qui futauísi imprudemment exécuté. Mais Philippe avoit commis cette faute si ordi- Fautes ri-naire aux Souverains & aux Ministres, de donner des ordres précis & pro- ciproqueshibitifs k des Généraux qu’il envoyoit au loin fur la mer ; comme si du fond d Á P tpfr ed’un cabinet on pouvoit enchaîner les vents & les courants, prévoir tous les p st h % *caprices de Tonde, & commander aux événemens. Les Espagnols ne pou-voient chaflèr les vaistèaux des Confédérés, qui tenoienr. le Duc de Parmeenfermé dans Dunkerque; ceux-ci flottoient librement fur des bancs defable, dont les grands vaistèaux Espagnols ne pouvoient approcher. LesAnglois avoient suivi le même système ; ils n’avoient que de petits vaistèauxbon voiliers, qui manœuvroient avec rapidité, attaquoient les Espagnols,

•tournoient autour d’eux, les preílòient, les harceloient, les forçoient fou-veiît à lè briser les uns contre les autres en changeant leur ordre de bataille,

A gagnoient le large, avant qu’on eût le temps de leur rendre le com.bat ; un grand vaiíîèau de Seville, désemparé par le choc d’un autre vaislèauEspagnol, fut pris par Drake. Un autre fut la proye des flammes. Un L'arméeHollandois qui vouloit venger fa patrie, y avoit mis le feu, & s’étoit jette navale ar-à la mer ( 1 )- Cependant la flotte s’ávançoit toujours vers le Détroit de r ^Qa[aisCalais. Ce fut dans ces parages qu’elle jetta l’ancre, pour attendre le Ducde Parme.

Plusieurs Officiers descendirent à terre pour preflèr fa sortie , mais ilsle trouvèrent plus occupé de prières & d’autres pratiques de dévotion ,que d’opérations de guerre. Pendant qu’ils délibéroient avec lui, desbrûlots, chargés de pierres, de poudre & de matières combustibles, fu-rent poussés au milieu de la flotte Espagnole, qu’ils mirent en désordre.

Un des plus grands vaistèaux fut la proie des Anglois ; ils y trouvèrent7 cinquante mille ducats destinés par le Roi (TEfpagne, aux frais de laguerre. Le reste de la flotte alla chercher un autre mouillage près deGravelines. Nouvelles attaques de la part des Confédérés, nouvelles fl s f nS sí 0 fmachines infernales ; plusieurs navires furent coulés à fond ; deux entre fo n Jj,- sautres ayant envain cherché un asyle au - delà de Calais, heurtèrent dans brûlentles fables, furent pris par les habitans de Flessingue. Les Hollandois plusieurs& les Zélandois avoient eu la précaution d’ôter tous les signaux qu’ils V p i i l eaux lMavoient placés dans les endroits dangereux pour diriger la marche des Pi- J P a £ ,ì0 *lotés.

Les Chefs Espagnols abattus par tant de pertes, craignant d’en essuyerde nouvelles, ayant déja vû périr plus de 5000 soldats, & un grand nom-bre d’Officiers , ne fongeoient plus qu’à leur retour en Espagne. Maisleurs ennemis étoient maîtres du Détroit de Calais. La côte septentri-onale d’Angleterre étoit trop peu connue pour tenter cette route. Onprétend que dans cette extrémité le Duc de Médina-S id on ia délibéra s’ilne fe rendroit pas aux Anglois avec toute fa flotte, fous la feule condi-

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