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HISTOIRE DE HOLLANDE
Sect. IX. d’où après avoir longtemps tournoyé, il ne forcit que pour aller échouerHijl. de sur le fable. Les soldats qui gnrniíToient la tour, demeurèrent ainfi expo-
Hollande. róou ff»n An 1.. m T/, .-I Mt-.Qt-i n A T-I n C- í r>1 C r olr>re Ansnsnnra dp rpmrpr d-ina
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pour recouvrer Nimegue : il n’avoit pas aífez de troupes pour investir cetteplace; mais a près avoir fortifié Tille de Voom, & s’être rendu maître de
Skge de ,. Î0US j es rivages, il éleva près de la ville le Fort Knodfenburg, d’où il de-^arilV volt la foudroyer fans en former le siégé : de - là il ruinoit les travaux, ren-Confédérés. ver foi t les toits des maisons, battoir les tours & les murailles, & incom-■modoic tellement les habitans qu’ils ne trouvoient point d asyle contre lesdébris de leurs maisons, dont la chute les éerafoit.
Départ du Tel étoit f état des choses, lorsque Ric bardot apporta de Madrid auDuc de Duc de Parme Tordre d’aller avec une partie de son armée soutenir enPar ™1 a ^ rance Ls prétentions de la maison de Lorraine, & combattre l’héritier
1 Franc e: le krône, que Rome avoit proscrit comme Elisabeth. II laisia au Comte
Comte de de Mansfeldt le gouvernement du Pays conquis, & le commandement duMansfeldt reste des troupes.
gouverne p n’étoit pas encore parti, lorsqu’il vit arriver des Députés de TEm-rTm " lte ’ P' 1 ' 0 ' envoyés pour fe plaindre des ravages que les deux partis avoient
.commis en Allemagne, des conquêtes qu’ils y avoient faites, des vio-lences qu’ils y avoient exercées , & pour leur enjoindre ou de mettrebas les armes, ou de ne pas les porter chez leurs voisins, (i) Alexan-dre les reçut avec beaucoup de -fierté, & leur sit une réponse peu sa-
tisfaisante. ,, Ce n’est pas une chose nouvelle, dit-il , que la discorde
par les „ s’étende jusques dans les pays voisins : le Chef le plus habile ne peutdeux par- prescrire une réglé exacte aux effets de la guerre; c’est un déluge,
„ c’est un incendie ; aux progrès duquel on ne peut prescrire de justesbornes. Ces sortes de maux étant inévitables, il vaut mieux les fup-„ porter en silence, que de les aigrir par des plaintes importunes. Au„ reste, iì les Confédérés veulent nous donner l’exemple de la restitution,„ nous pourrons nous résoudre à le suivre, pourvu que le Roi soit dé-„ dommage des fraix qu’il a faits pour la guerre de Cologne. D’ailleurs,„ ajoutoit-il, c’est autant pour défendre la Religion que pour venger le„ Trône que nous avons pris les armes. Devez-vous murmurer, si vous„ .éprouvez quelques dommages pour une cause auísi sainte ? Ne voyez-„ vous pas que les hérétiques d’AUemagne fixent leurs regards fur les„ Pays-Bas , prêts à suivre Texemple des Flamands & à attaquer les„ Princes Catholiques , si les rebelles triomphent : attendez donc avec„ patience des temps plus heureux; le répentir & la mifere ramèneront„ ces coupables , & si vous cessez de leur envoyer les choses néceílàires„ à la vie, Tabandon où ils fe trouveront, hâtera Tinstant de la paix que„ vous désirez.” Les Députés ne. firent pas de nouvelles instances ; ilspalïèrent chez lès Confédérés , ils y porterent des prétentions plus har-dies, & parièrent d’un ton plus ferme. Ils exigèrent qu’on leur rendît
Tille
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