OU DES PROVINCES UNIES-, Liv.XXXIIÏ. Sacr.-X. -57
ten & de le Maire furent les victimes de l’Octroi accordé à la Compagnie m/t. de--des Indes Orientales, pour avoir dans leurs découvertes été poussés dans Hollande,des parages qu’ils ne dévoient pas toucher. Les Etats avoient pris part à *593-'64 .la querelle des prétendans à la Succession de Juliers. L'Archiduc Alberts’étoit déclaré Protecteur du Prince de Neubgurg; les-Etats avoient embrasséle parti de la Maison de Brandebourg. Spmola & Maurice reparurent encampagne, chacun accusent son adversaire de vouloir s’einparer de Julierspour ses maîtres & peut-être tous deux avec raison. 11s prirent quel*ques villes , & s’y cantonnèrent , fans en venir à aucune action dé-cisive.
Cependant on fondoit à Gronrngue une nouvelle Université, comme si à. 1614.l'on avoit eu peur de manquer de Docteurs pour troubler l’Etat. On avoitpuni quelques fanatiques, qui élevoient la voix trop haut, un etítre autres quiavoit mis en quesiion, si la bénédiction d’un pere ne valoit pas mieux quecelle d’un Ministre Remontrant & qui avoit opiné pour Taffirmative: ceschâtimens, quoique légers, avoient fait comparer l'Inquìsiticn Hollandoifeà celle d’Espagne. On accusoit d’Oldenbarnevelt de favoriser les troubles D'Otden-de Religion, pour ouvrir aux Espagnols' le chemin «des Pays-bas. On bameveltprétendoit qu’il- recevoir des bienfaits de la Cour de Madrid & qu’il ksdistribuoit à des factieux. Ce grand homme ne répondit h cette calomnie,qu’en rendant à l’Ëxat le service le plus* important qu’on pût lui rendrealors. On se rappelle les circonstances épineuses,où les villes de Flessingue, Ann. 1615.de Rammekens & de Brille avoient été engagées à la Reine Elisabeth poursûreté des sommes énormes qu’elle avoit prêtées aux Etats. D’Oldenbar-nevelt, qui connoiílòic les besoins du Roi d’Angleterre, 1 a prodigalité, les Servicedemandes perpétuelles au -Parlement, les refus conltans de cette assem* important s.blée, lui ofirit si à propos deux millions sept cens vingt-huit'mille sto*rins, que, pour cette somme, la dette & les- arrérages furent éteints, à triítles trois villes rentrèrent fous la domination des Provinces-unies. Quandcet argent eut été dissipé, Jacques reconnut qu’il avoit été dupe , 6c à. i6:6tconçut contre le Grand Pensionnaire une haine, qu ? il fit éclater cl’unemaniéré peu digne d’un Roi,..pendant les malheurs du Nestor Batave. ■
Les querelles de Religion cor.dnuoicnt toujours.. Ou convoqua unenouvelle assemblée des Etats. Grotius y fit admirer son éloquence, &acheva d’irriter contre lui le fanatisme &.l’envie: on fc sépara plus animésque jamais. A Amsterdam les Remontrans avoient été réduits à la nécessité Ann. 1617.de- louer un magasin, pour y tenir leurs assemblées. On ne les laislà pointtranquilles dans cet asyle obscur: la populace enfonça .les portes; l’ora-teur s’enfuit, les auditeurs se dispersèrent. Heureusement il n’y eut pointde sang répandu. C’étoit être bien modéré dans une action entreprisepou-r la plus grande gloire de Dieu; On leva par le conseil d’Oldenbar'nevelt une nouvelle milice, connue fous le nom de IVaardgelders. L’afpect ^>5°de ces gardes ne contint point la populace. On lut fur les pavillons des iVaardgd^-bateliers Gomaristes cette fanatique inscription’: plutôt mourir , dans lescombats^ avec Orange , que d’être plus longtemps tourmentés par lesArminiens. On demandoit la tenue d’un Synode National.' Qu’yeut-onfait? On auroic. disputé; les esprits se leroient aigris davantage; & k
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