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HISTOIRE DE HOLLANDE
tés Hollan-dais.
Sí.ct. X. playe de P Etat se scroic envénimée de plus en plus, & quelques Provinces//’/?. de encore eurent la prudence de s’y refuser.
j 1 ''"'id 0 8 Maurice avoit résolu de congédier les Waardgelders ; la plûparc des1 * Provinces y conscntoienc; mais les Hollandois, fans examiner si ce chan-Ann. 1618. gement étoit avantageux ou.nuisible, considéraient seulement que c’étoicun acte d’ancorité que des Républicains ne dévoient pas souffrir ; ils réso-Rêponse dû lurent de s’y opposer, & députèrent vers le Prince: Maurice répondit h cesPrince députés: „ que les méfiances & la division qui regnoient dans le Gouver-aux Dêpu- „ remenr', étoient l’ouvrage du Grand Pensionnaire ; que l’on avoit cherchéà lui faire perdre son autorité & son crédit à lui Prince d’Orange, & à,, le chasser du Pays, qu’il avoit défendu au péril de ses jours & de fa for-„ tune; que ses ennemis ne triomphéroient pas aisément de sa constance,., qu’il étoit sûr de l’affection de cinq Provinces; que six villes de Hol-„ lande dévoient se réunir à ces cinq Etats, pour demander le Synode,, National & soutenir le défenseur de la Patrie : que les Waardgelders,, étoient plus dangereux que les Citadelles des Espagnols , & que leur„ destruction importoit à la sûreté de toutes les Provinces.” Gratins, Pundes Députés, prit alors la parole, & répartit „ qu’il ne connoiíïoit person-,, ne qui eût jamais formé le moindre dessein contre l’autorité & le crédit„ de son Excellence; que, quand bien même le Grand Pensionnaire ne„ scroic plus, les Hollandois sc croiraient toujours obligés de défendre„ leurs droits & leurs privilèges ; que leur résolution à cet égard étoit„ d’autant plus inébranlable, qu’il sembloit qu’on méprisât leur Province,„ & qu’on voulût l’asiìijettir aux autres.” Maurice répondit „ qu’il sem-,, bloit, au contraire, que le Grand Pensionnaire voulût des seuls Etats de„ Hollande faire les Etats Généraux.” Par une mâniere si différente devoir les événemens, les esprits s’échauífoient de plus en plus, & l’autoritéde Maurice s’afsermiíîòit par les secousses que l’Etat éprouvoit. II avoitune faction parmi les Hollandois, même Dordrecht, Amsterdam, Enck-huysen, Edam, Purmerend & Schiedam, villes importantes par la richesse& le nombre de leurs citoyens, ne diffimuloient plus le penchant qui lesentraînoit vers son parti. Lorfqu’il l’eût encore fortifié par une multitudede créatures, que lui gagnoient ses largesses, fort éloquence, l’éciat de fanaiílànce & celui de fa gloire, il résolut d’accabler tour à coup son rivalII commen- & tous ceux qui lui étoient attachés. II l’accusa d’avoir trop favorisé lese ìi*h C utê- R emoritrans > d’avoir, par ses conseils, établi la dangereuse Milice desment^Ol- Waardgelders, d’avoir exigé un nouveau serment des garnisons ordinaires,denbar- de s’être opposé à la destruction de la Milice qu’il avoit créé. Toutes ces
imputations pou voient être fi différemment considérées, qu’on aurait pûaccuser Maurice, d’avoir trop favorisé les Contre-Remontrans, de s’êtreopposé à la levée d’une milice nécessaire à la sûreté de l’Etat & del’Eglife.
D’Oldenbarnevelt fut averti qu’on devoit l’arrêter. II pouvoit s’évader& ne le fit pas. L’intrépide vieillard penfoit que ses concitoyens & sonennemi même lui rendraient le même témoignage que fa conscience. In*&Leden- vice à se rendre à la cour, il partit, quoique prévenu du fort qui pyberg. attendoit, & ne pouvant sc persuader que le Ciel & la République laiíse-
mvelt.
Il le r ait
arrêter,ain ft queGrotius ,