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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES' UNIES, Liy, XXXIII. SéctvX. l6-

H ; écrivit : on-ne lui répondit point. On se plaignit même depuis de lasensibilité .qu’il avoit montrée avec tant de noblesse dans cette occaíion.On .fie. même jouer quelques ressorts, pour que Louis XIII- rappellâc ce Mi-niilre, dont tout le crime étoit-d’avoir suivi les intentions de ion maître; &d’avoir voulu conserver aux Provinces-Unies un bon cicoyen, & leur épargnerles réproches de la postérité.

Cependant d’Oldenbarnevelt étoit en présence de ses Juges, On luilisoit fa sentence. . On remarqua pendant cette lecture des mouvemensd’impatience qu’il contint. 11 y avoit dans cet acte. juridique des termesvagues, qui n’énoncoient aucun fait. On prétendoit-que ses aveux suffi*soient pour renvoyer a l’échaffaud ; qn’on avoit découvert depuis descrimes plus graves* que pour les constater d’une maniéré juridique, ilauroit fallu l’applìquer à-la torture, qu’on avoit.bien voulu lui en épar-gner les tourmens, & faire uíòíge seulement de sa confession, d’après la-quelle il méritoit la mort. Ainíi en condamnant ce grand homme , onavoit l’air de.lui faire grâce. 11 voulut faire quelques observations saccet Arrêt.. Mais un des Juges lui dit : „ votre sentence est lue; dépê-„ chez ; dépêchez.” Les partisans d’Oldenbarnevelt- interprétaient ainíices mots: „ la présence d’une victime innocente nous importune; il„ nous tarde que ce crime soit consommé, pour ne plus nous en souve-,, nir.” D’Oldenbaruevelt.fe retourna, partit s’appuyant fur son bâton, ac-compagné de..son .stdele. Jean Franken 3 .&. s’avança. d’un pas ferme versl’échaffaud. •

II en vit l'appareil' fans terreur; il y monta fans foiblesse; .cependantil laissa échapper ces mots, qu’un homme plus fastueux n’eut pas dits ,mais qu’il auroit pensés: O Dieu , qu est-ce que de l'homme■! Puis s’a-dreffimr au peuple, avant de recevoir le coup fatal : amis -, dit-il, n&croyez pas que fois traître à ma patrie ; je nie fuis toujours conduitavec -intégrité & probité -, comme un bon patriote & tel je mour-rai. Ses amis pleuroient; les gens indissérens cessoient de l’étre & de-^mandoient grâce. ; ses ennemis gardoienc un silence farouche : il pré-senta la tête au bourreau, en lui disant, fais vîte , fais vite ; & reçue-le coup fatal en levant les mains au-Ciel.

Ainsi périt un vieillard qui avoit toujours bien-mérité de fa Patrie, quiavoit été.arrêté contre les Loix-Scies Privilèges dé fa Nation* interrogé pardes Juges incompétens, condamné íans un mûr examen, envoyé- à l’ëcha&faud avec. cette, brutalité dont on n’ufe pas envers lés plus vils scélérats.„ Jamais homme, dit du Maurier , ne ~fut si sage ni si vertueux*„ que Monsieur d’Oldenbarnevelt. 11 avoit une présence majestueuse, Ôc'„ disoit beaucoup en peu de paroles , avec une éloquence grave &„ soccinte.” ' Les affiílans, poussés les uns par la vengeance , d’autrespar Ja pitié ou- par l’àdmiradon , trempèrent des linges dans son-sang ; on á prétendu que son ennemi avoit été témoin de son sup-plice * comme on a assuré depuis que Cromwel étoit un des bour-reaux qui tranchèrent les jours du malheureux Smart. Mái’s l’indDgnacion du peuple volt toujours tout ce qu’elle suppose; & il est difficile décroire, stuc chez des peuples polis, l’imprudence accompagne la méchanceté -

Hi[t. deHollande.1593-16481-

Procédésgénéreuxde r Am-bassadeur 'de France :les Etatslut en fontun crime» -

Mort (TQÛ--denbar -

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