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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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17* H b S T O b R B D E I I O L t A N D E

Sect. X. re, qu’il désirait conclure avec eux une Paix & Alliance perpétuelles.

Hist. de L es Jiinites de la République étoient fixés. On célébra partout le jour

1593-1648 heureux, où le calme avoir été rendu aux Provinces » après tant de

— - troubles & de désastres. La Province de Zélande fut celle qui

montra le moins d’allégresse, parce qu’elle favorifoit le . Prince d’Orange& la France.

S E C T I O N XI..

Hijìoire de la République des Provinces - Unies , depuis 1 e Traitsde Weflphalie * jusques à la Paix de Breda , ou depuis1648 jusqu'en \ 66 j. .

Sect. XI. Tá' 0UT ce que la République avoir pu obtenir pan le Traité de laHist. de Treve de 1609, étoit que l’Efpagne regardât ses Ambassadeurs commeceux â'un peuple libre : le Traité de Westphalie venoit d’assurer aux..A' 1 - >7 * Provinces-Unies la liberté & la souveraineté. Par cette paix la toléran.

ce mutuelle de Religion avoit été établie entre les sujets de PEspagneAnn. 1648, & ceux des Etats : la liberté respective du commerce , accordée aux•deux nations; les limites, réglées, les prétentions-de PEspagne furiesProvinces de PUnion & fur leurs conquêtes abandonnées pour jamais.Le premier uíàge que la République fit de son repos, fut de mettre deOrdre dam Tordre dans les finances. On résolut de diminuer le nombre des troupesiesfinances. q U [ étoient à la solde de l’Etar. Le Brabant Holiandois déchargé descontributions qu’il payoit aux Espagnols, avoit été assujetti aux taxescommunes. Les intérêts des dettes de la Province de Hollande,avoient été réduits, du. denier seize au denier vingt. Les Ambafladeursdes têtes couronnées ne furent plus logés aux dépens des Etats; plu.Ann. 1649. sieurs autres objets de dépense furent supprimés, (t) La Hollande de.

voit des sommes considérables k PAmîrauté, à la Compagnie des Indes& aux troupes , dont la réforme étoit indispensable. Cette Province ..TíéduTìion ' proposa de licencier 50 hommes par compagnie d’infanterie ; aprèsdeuioupcs. bien des discussions , Guillaume II ; & les : autres Provinces y consen-tirent. Les Etats de Hollande demandèrent encore que 50 compagniesd’infanterie étrangère fussent congédiées, & que tous les régimensétrangers fussent réduits à dix compagnies. Le Prince représenta quece seroit exposer l’Etat. La Hollande s’adressa aux Etats Généraux &áu Stadhouder, & proposa en outre la réduction par moitié de la ca.vitlerie. Le Stadhouder fit d’autres propositions ; les esprits s’aigrirent.Cette dispute qui eut des suites fi fâcheuses , étoit aisée, à terminer.

(1) Hist. des Prov. Unies par le Clerc. T. II. L. XII. .