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H I S T 1 0 Î'R’E D E II O L L A N D'E :
SôCT. XII.hijl. deHollande. ~1667-1697.
Mauvaisétat desforces deterre de laRépublique .
Ami. 1670.Louis veutdétacher .léss P. U U.de la TripleMlliar, ce.
Ensuite laSuede.
Et P An-gleterre.
tous leurs efforts pour se faire de nouveaux Alliés. La guerre .étoic inc^vitabie. Lés troupes de terre de la République étoient en petit nom-bre & en mauvais état. Les forces maritimes -étoient formidables ; marsla cavalerie composée de bourgeois , qui payoient pour. taire leur ser-vice, étoit mauvaise. L’inlanterie qui n’étoit point exercée, ne connoiíîoie-aucune discipline, (i) Les Gouverneurs des places-n avoient aucune expo-,rience. Les Provinces étoient divisées: ies faétions pour éx contre la tVlaiíò»d’Orange partageoient la nation.
Louis eílàya d’abord d'engager les Etats Généraux à se détacher daPAlliance de l’Angltterre-, & à .s’unir avec la France. Le Comted’Lílrades tn'rploja toutes tés ressources pour faire entendre au Pension-raire, que c’étoit l’intérét de la République. De Witt pensoit que si la.France vouloir continuer.- les- hostilités contre l’LIpagne , l'opposstionarmée des trois Etats- réunis consèrveroit à la derniere tés politisions& ses droits, & meuroit les Provinces-Unies à couvert des entre,prises de la ff rance. D’Ellrades n'ayant pu rien gagner, son maìtrole rappella-fous prétexte-de renvoyer à son Gouvernement de Dunlter»cue (2).
. Alors Louis s’attacla.-à la Suede ; Pomponne qu’il y avoir, envoyé *fit les offres les plus brillantes. Les Etats du Royaume surent inébran-lables; kur fermeté fut soutenue par Pierre de Groot, Pensionnaire ct’Am-sterdam, Ambassadeur des Etats, recommandable par lui-même, & par lôcélébré Grotius son pere..
Louis XIV avoir en même temps envoyé en Angleterre ,. Colbert deGroiísi , sous prétexte de renouvelles les Traités de commerce entreles deux rations. L'or prodigué par ce Ministre à ceux de Charles II*le 1 penchant de ce Prince pour le Catholicisme & pour les plaisirs , leressentiment que la nation confervoit de la défaite de fa flotte dans laTamise, la veille de la paix de Breda, firent accueillir favorablementles propositions de Colbert. L'oríque tout lut préparé, Louis prétextavn voyage dans ses nouvelles conquêtes de Flandres : il y mena unepartie de fa cour. Henriette Stuart-, épouse du Duc d’Orléans , frereunique du Roi , sieur de Charles II, Princesse qui réunissait tous lesagrémens de i'efpric & ceux de la beauté ,, Faccompagnoit. (3) C’étoiten effet pour elle que ce voyage avoit été. imaginé. Henriette ù -
de vouloir
rosi ter
de cette occasion
gnant
embrasser son frere , de-
II fe liesecrète-ment avecCharles 11,
manda la permission c’e-passer en Angleterre ; permission qu’eilc obtintaisément. L lie s’embarqua à Calais. Charles vint au devant d’elle jus-ques h Cantorbcri. il ne résilia pas longtemps aux promesses qu’elle.lui lit de la parc. de Louis * de favoriser son projet contre la Rein-sonProtesiance en Angleterre, &.scs efforts pour-fe. rendre indépendìnc,Elle lui sic entendre qu’il falloir commencer .par assujettir les Provinces-
(jJ. Voltaire, Siccle de Louis XIV. Ch. X..
(2) Mtra- & Leur du Comte d’Eíìrades T. VI.
({) Le P. David Abrégé du Re^ne de Louis XIV-