OU DËS PROVINCES’UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XII. à
Unies , pour ôter tout obstacle de ce côté., (i) Charles consentit h Hist. detour , signa tout ce qu’on voulut. Henriette âgée de 26 ans, mou- Hollande,
rut à son retour à Pariss Le Maréchal de Bellefonds tut envoyé à Londres, l65 7 m l6 97 ♦
chargé de compliments de condoléance pour le Roi : & Charles en* '
voya à la cour de France , le Duc de Bukingham, ( 2 ) qui niie laderniere main au Traité (*).
En méme temps que Louis s’astùroit de ■ FAngleferre, il faisoic agir Us'attnc’ieauprès de plusieurs Princes de l’Empire , qu’il séduil’ok par ses libéra- Princalités. L’Electeur de- Cologne», - Ferdinand - Maximilien de Bavière ,céda à la promesse de recouvrer Rhinbergen, que son- prédéceslèur ? 'avoit laiiïë aux HoMandois. Louis avoit employé auprès de lui FEvêquede Strasbourg & le Prince Guillaume de Furstemberg. 11 gagna faci*
lement l’Evéque de'Munster , Christophe - Bernard van Galen , Abbé
de Corbie , contre lequel Louis aVoic joint ses armes à celles desIiollandois , quand ce Prélat leur diíputoit les armes à la main , la’Seigneurie de Borkelo. Prêtre avare & Prince cruel , il avoit fait • àlos diocésains - une guerre sanglante, ( 3 ) Comme Juliers íacilitoit lepassage des troupes Françoise s dans les Provinces-Unies, Louis recherchaFalliance du Duc de Neubourg : on lui lit espérer ia couronne de- Po-logne & il se rendit. II acquit l’alliance•• de FElectéur Palatin, parle mariage du Duc ■ d’Orléans-, avec Elilabech - Charlotte , fille deFElecteun-
Les Etats Généraux furent avertis' de Forage qui les menaçoit, parFElecteur de Brandebourg, que Louis faifoit -solliciter. II leur conseillad’-offrir à ce Monarque- de-lui-faire satisfaction fur lès plaintes,’ si ellesétoient justes; pareequ’ils n’avoient pas de grands secours à espérer deleurs voisins ( 4 ). Ses conseils furent peu écoutés; car comme il avoit-épousé en premières noces une tante dn Prince d’Orange, le Pension-naire de Witc, qui étoit l’ame de toutes les délibérations, se raéfioit detout ce qui venoit de lui. Auflì les Etats répondirent-ils à ce Prince,qu’ils n’avoient jamais rien fait qui psttleur attirer cette guerre, & qu’rls
( 1 ) ' Cónt. de l’Abr. Chron. de Mezer. T. VH1.
( 2 ) Ì5urnct llilt. d’Angleterre.
Cj La France s’obligea envers le Roi d’Angleterre , pendant que’la guerre dureraitavec les Iiollandois , de lui faire compter pour rentretieu de la flotte Anglaise,rrdis cens cinquante mille livres sterling par an; en outre, que la flotte Françoise*
,'unirait à la sienne. Les floues, étant jointes, dévoient attaquer les Etats par mer,pendant que le Roi de France les attaquerait par terre avec, une puissante armée.
Pour prévenir toute mésintelligence, on divisent la République entré les Alliés, quand*ils sauraient conquise.’ L’Augìeterre- devoir avoir la Zélande , par ’ laquelle elle se-trouverait en état de fermer l’Océan Germanique. La France devoir augmenter fapuiílhnce par la possession des autres Provinces , excepté la Hollande, que’ Charles,;réservoir au Prince d’Orange. Ce qui mettoit la France plus à portée de conquérir’con-seulement ce qui restoit des Pays Bas Espagnols , mais encore la Hollande"
& la Zélande , qui tre résisteraient pas. - Foyez- le Clerc Hifloire des '
Unies. T. 111. Ch. XV.
(3 ) Volt. Sied. de Louis XIV. C. X.
( 4 ). Pussend. Rer. Brandeub. L. XI. C. V.
Kfe 3