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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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CU DES, PROVINCES UNIES, Liv. XXXNI. Sbct. XII. Z-5

déclarer Généralissime des armées Françoises. Fagel & le Prince rejette- Ht% do-rent ces offres, l’un par grandeur d’ame , l’autre parce qu’il» avbir des Hollande,vues bien supérieures à ce qu’on lui oflroit. Louis piqué de cc réfus', l6,7-169/»fous prétexte de quelques réparations faites à la ville d’Orange , fitdémolir non feulement les murs qui venoient d,ecre construits , maisencore les anciens, & il fe commit beaucoup de ravages dans cette Prin-pauté, Les Etats Généraux en firent porter des plaintes au Rois qui pour Prtnu-toute réponse la eonfifqiia au profit d u- Duc de Longueville, qui prétest- pana d'O-doit y avoir, des droits. Dès ces moment Guillaume III fur Fennemi le r s an &* coa ‘plus implacable de : 1 a France (i)l • ' . : "h.dJ. uqu e '

Les Etats songèrent alors h fortifier kur Marine, ils ordonnèrent une Précau ~augmentation.ste trente-.six vaisseaux de guerre de 80 pieces de canon: ils fions desprirent pour motif, la sûreté de leur Commerce .&. de leurs Pèches.

Ces .précautions étoient d’autant plus nëceslàires, -que.;le terme fixé; par n raux 'Louis XIV, pour finir les différends, survenus depuis le Traité de.Nime*-gue, entre la France, l’Efpagné & l’Empire, étoit fur le point d-expirer.

Paiìë ce terme, le Roi s’écoit réíàrvé d’employer' la force désarmés, &il étoit à craindre que la guerre ne fe rallumât- fur leurs frontières. 11ss’adrefferent à Charles II, pour qu’il engageât le.Roi de France à prendreavec l’Espagne des voies de conciliation. Charles eut voulu que l’Efpagnele choisît pour arbitre; mais cette Puislànce ne..vouloir accepter ;que íàmédiation. Enfin Louis impatient de tant d’irréfolutions, fie marcher sestroupes dans la Flandres: elles fe. saisirent du pays d’Alost & de quelquesautres places qu’il prétendoit lui appartenir. Un détachement de la garni»son d’Oudenarde attaqua une des gardes de l’armée & cette occasion suffitau Roi, pour recommencer la guerre (2), Renvoya le Maréchal d’Hu- Louh Xlfrmieres assiéger Courtrai & Dixmuide, qui fe rendirent presqu’auffitôt. Dix reprendk douze villages furent livrés aux flammes <Sc Luxembourg fat bombardé, les armes.Alors ì’Eipagne déclara la guerre à la France, & le Prince d’Orange foú*tenu de plusieurs membres des Etats, étoit d’avis que la- République fejoignît aux Espagnols. Ce n’étoic pas áflez qu’elle eût; envoyé huit.-mille i ePrincehommes en Flandres pour fa sûreté; il proposa d’augmenter les forces de d'Orangeterre de 16000 hommes. Le Pensionnaire avoit gagné les .Etats Généraux; veut engw.mais lorfqu’il s’agit d’avoir le consentement des Provinces, celle de Hol- SerlesEE.lande lui opposa des difficultés Amsterdam représenta que les finances de çeùe^ulr-l’Ecat ne permettoient pas de s’engager dans une nouvelle guerre & refusa re. ^son consentement. Le Prince s’indigna de ce refus. .11 lut une. lettre duComte d’Avaux , qui prouvoit que cette ville avoit eu des çònféreneés ^Amstlr-sécrétés avec cet Ambassadeur, & trouva le moyen de jetter des soupçons dam defur.,la Régence. Les autres membres de la Province opinoienc à laìûr consentirks papiers des Députés d’Amsterdam. Le Prince se rendit dans cette ville ^^600^à la tête d’une Députation. II employa toute forte de moyens pour.déter- hommes.miner le Conseil: voyant qu’il persistoit dans ses refus, il reprocha aux

0 Abrégé de l’Hist de la Hollandè T. III. Lettres & Négoc. dú Comte d’Avaux.L) Le àe Daniel Abrégé du Régné de Louis XIV. Contin, de Mezeray T. VIIL

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