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Seòï. XII. memhres leurs correspondances avec d’Avaux. Ils répondirent qu’une villeHist. de dont le Commerce étoir si étendu, les obligeoic d’avoir des relations avec^LstPmssianees étrangères; mais qu’ils avoient toujours fait parc.de leurs. ‘ négociations aux Etats Généraux, tandis qti’ils pourroient justilier que cer-tains Ministres du. Prince avoient dans différentes cours des correí'pon*Fermeté de dattces. à i’iníçu.des Etats. Ils déclarèrent qu’ils ne changeroient point,,cette ville, nesût-ce qlie.)pour iprouver à la postérité, que la présence (Tun Princed’Orange jire déterminoit pas leurs résolutions. Le Prince partit brufque-raent*'& fur soà'rapport on opina que, malgré 1 opposition de la villed’Amsterdam, on devoit faire la levée de seize milles hommes (i).à. 1684. Gette affaire demeura quelque temps indécise, & lorsqu’on la reprit,Amsterdam persista dans son refus & s’attacha à. faire, voir non - feulementle danger dé cette levée, mais encore la nécessité de ménager un accom-' mqdenient "encre ! kuFrance & I’Espagneu malgré cette opposition, lesEtais!de Hollande 1 passerent outre & la levée fut permise. Amsterdam &- JScHiedám -protestèrent.. Les papiers des Députés furent saisis ; le public futinondé de libelles de l’on .& de l’autre côté. On en défendit inutilementi’hnpression. La Régence d’Árnsierdam étoit si irritée, qu’il fût proposéau Conseil.-de se choisi un Stadhouder particulier, & de nommer le PrinceAccusée de Henri-Casimirs Stadhouder de Frise & de Groningue. L’Ambassadeur deTrahison. Erance âta celui Angleterre excitoient-les ^esprits. Le dernier brava lePrince! d’Orange. Ceúxd’Àmsterdam les accuíoient d’opprimer la liberté rles partisans du Prince -à accuíoient à leur tour d’-intelligences criminellesavec l’étránger & d’avòir vendu PEtat h la France (2).
Le Prince se plaignoit surtout de van Beuningen, Bourguemaître d’Am*sterdam, avec lequel il protesta qu’il ne vouloit avoir- jamais rien à faire,quand même la paix fe rétabliroit; & van Beuningen étoit si convaincu deson reslentimenr, qu’il n’osoic sortir de la ville, de crainte de quelqueviolence: (3) il fût averti que van Bankem, un des principaux meurtriersdes dei Witt, formoit des projets contre ses jours. Les projets du Princeíurenridéconcertés.par k perte de la flotte des Etats, qu’il avoit envoyéeeh Suède & qui un ramenoit seize mille soldats Suédois; elle fut battued’une violente- tempête à l’entrée du Texel; une grande partie de la flottepérit avec les-équipages; k ville d’Amsterdam n’en fut que plus opiniâtre:le trouble y régnoit; k garde des ports fut doublée, on rompit la glaceTroubles & des cahaux.- Le Prince avoir fait entrer cinq mille hommes dans Naarden,divisions. & l’on -'sic-' courir le bruit qn’Amflerdam alloir être bombardé. La plûpartdes- grandes villes de Hollande, la Province de Frise, Groningue & leíOmmelandes , n’étoicnt pas moins opposées à 1a levée des seize milleLe calme hommes- La division régnait partout, loríque 1 a Trêve de vingt ans- concl-uéejl rétabli # entre : la France, l’Empire & l’Espagne, mic fin à cette querelle. LesEtats avoient beaucoup coopéré à cette Trêve, qui les raííùroit contre lesentreprises des-François dans lés Pays-bas Espagnols-: elle avoit -été précé-
CO Abrégé de l’Híssi de'la Hollande T. III. Cb. XV.
(2) Métn. & Négociations du Comte d’Avaux.
(z) Puffend. Rer. Brandeb. L.XVHI.