OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Skct. XII. 357
modération envers les Alliés. Cependant le Marquis de Torcy dans ses Hí[t. deMémoires, s’attache à détruire cette opinion, & ne donne pour motif Hollande,de cette paix , que la lassitude d’une guerre presque sans objet, Pépui- 1667-1697.sement de la France & le defir de soulager le Royaume (i).
Cependant le Roi de Suede avoir envoyé au Congrès le Baron deLillienroth son Ministre Plénipotentiaire, & pour accé'érer les négo-ciations , il avoit fait un armement considérable , lorsque la mort lesurprit. Mais la Médiation & le Baron de Lillienroth furent confirméspar Charles XII , qui n’avoit alors que quinze* ans.
Les négociations n’empêchoient pas que la guerre ne continuât. Lapaix de l’ítalie avoit attiré dans les Pays-Bas toutes les forces de laFrance. Catinat, Bouliers & Villeroi commandoient chacun une armée.
Catinat avec la sienne , qui étoit de quarante mille hommes , entreprit Prisele siégé d’Ath , que cou violent les deux autres. On pressoir Guillaume à'dtk,de le faire lever ; il répondit qu’il lè garderait bien d’expofer la vied’un seul soldat, pour sauver une ville qui seroit rendue à la paix (2).
Acb fc rendit après douze jours de tranchée ouverte. Ce fut la derniereopération de quelque importance de la guerre fur terre-
Elle continuoit lur mer avec plus de fureur. Les François enlevèrent Les Fran- mCarthagene aux Espagnols : c etoic le magasin & l’entrepôt des richeílès pois enle.que l’Efpagne tire du Mexique, Ils durent cette conquête qui ne leur ve . nt Car ~valut pas au-delà de huit millions , quoiqu’elle en coûtât plus de vingt t/:a & ene 'aux vaincus, à Pointis Chef-d’escadre. Du Gué-Trouin enleva auxHollandois une flotte marchande qui revenoit de Bilbao, & trois vais-seaux de guerre, qui l’escortoient aux ordres du Baron de Starrenbourg-Wassenaar, qui les défendit avec intrépidité & qui fut dangereusementblessé (3).
Enfin on établit pour Préliminaires de la paix : 1. que les Traités de Prílìmi-
Weílphalie & de Nímegue íèroient supposés comme les bases de ce dont lle
on traiteroit : 2. que Strasbourg, qui étoit entre les mains de la Fran- la í ’ aix "
ce , seroit restitué à l’Empire :. 3. que Luxembourg íèroit aussi rendupar la France dans Pétât où il étoit : 4. que Mons & Charleroi feroient
rendus dans Pént où ils étoient : 5. que toutes les places que les Fran-çois avoient prisés en Catalogne depuis la paix de Nimegue , feroientrestituées de la même maniéré : 6. que Dînant , tant à l’égard de laville que du château , seroit rendu à PEvêque de Liège , en sérac oilil étoit : 7. que toutes les réunions faites depuis la paix deNimegue,feroient déclarées nulles : fl. que la Lorraine seroit rendue, confor-mément à ce Traité ; mais que fl l’on ne convenoit pas de la ma-niéré , on renverroic la décision au Traité générai : que la paix étantconclue , la France reconnoìcroit le Prince d’Orauge, pour Roi dela Grande Bretagne , fans aucune forte de difficulté , restriction ,
O Métn. de Torcy, T, II. Voltaire, Siecle de Louis XIV. Ch. XVII.
(a) Contin. de Mezeray , T. VIII. Abrégé de l’Hist. de la Hollande, T, III.u) Voltaire, Siecle de Louis XIV.
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