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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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356 HISTOIRE DE HOLLANDE

Sect. XII. ces deux Puissances , conclu le 29 d’Aoûc à Lorette , par le Dìrcfíist. de & Catinat, qui s’y étoic rendu fous prétexte de pèlerinage. lis son-1667-160- g eren£ ensuite à forcer les Alliés, & les Princes d’Italie, à accepter— ' / * ln neutralité. Le Maréchal de Catinat forma le siégé de Valence, &:

le Duc de Savoye y commanda en qualité de Généralissime. Les Alliésvoyant que la prise de cette ville étoit immanquable, n’hésiterent plus:,les François leverent le siégé , & le Prince Eugene ramena les Impé-riaux. L’Empereur & le Roi d’Efpagne consentirent aussi à la neu-tralité. Alors on songea de tous côtés à travailler à la paix. Louisdonna à Calier.es le caractère de son Envoyé extraordinaire & fit de-mander aux Etats Généraux une place pour le Congrès. Les Etatsdéclarèrent qu’iis ne traiteroient pas fans le Roi Guillaume & les au-Lapaixest tres Alliés. Chaque Puiíûnce nomma fes Miniíìres & l’on s’asiembla à.résolue. j a p] a y e< Les Ministres de France furent Courtin & de Harlay , con-jointement avec Calieres : du Roi d’Angleterre y le Comte de Pem-brock , Milord Villiers & le Chevalier joseph YVilliamson ; du Roid’Efpagne , le Comte de Tiremont & Quiros ; des Etats Généraux ,Boreel, Dyckveldt & van Haaren : ils avoient perdu Jérôme Bever-ning, mort en 1Ô91 dans sii 70 e année. L’Empereur. ne nomma quePatinée suivante , les Comtes de Kaunitz & de Scraatman. Ce Princesoloígnoit le Traité de paix autant qu’il pouvoit , & deíiroit de conser-ver la ligue dans son entier., par la même raison que le Roi deFrance s’attachoit à la rompre. L’Eípagne étoit le point de vue de.l’un & de l’autre (2).

Ann. 1697. Après bien des débats fur le lieu du Congrès, on propose la Maye,On choiftt où les Alliés pourroienc être logés , tandis que les François pourroientRyswick demeurer à Délit , qui n’en est qu’à peu de distance. On assigna en-Conférer,- suice Pour les Conférences Ryswick , petit village également distant.çes. e ‘' de ces lieux, dans une maison bâtie autrefois par. Frédéric-Henri,de Nasiàu , dans laquelle on pratiqua différences portes ; afin que cha-que Ambassadeur pût fe rendre de son côté dans la Salle des Con-férences , & éviter les disputes du pas»

Quand toutes ces choses furent convenues , on promit- de prendre-pour fondement du Traité, ceux de Westphalie & de Nimegue, &de restituer la Lorraine au Duc Charles, lans quoi PEmpereur re-fusoit d’entrer en négociation. Ensuite il fallut choisir un Médiateur,Lc Roi de pour concilier tant d’intérêts différons. Charles XI, Roi de Suede, futSue de Mé- préféré au Roi de Portugal, au Duc de Savoye & au Pape, qui, ainsi.tíiateur. q U ’à 1g pà de Nimegue, avoic offert ses bons offices. La facilité aveclaquelle toutes les Puiflànces fe prêtoient à la. paix & les événemensqui la suivirent, ont fait croire que Louis XIV étoit déterminé par leprojet d’enlever en tout, ou en partie, la Monarchie Espagnole à la.Maison d’Autriche , & que dans cette vue il affectoit la plus grande

(O Abrégé de l’Hist. de la Hollande, T. III.

(2) Contin. de Mezerai T. VIII,