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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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Z§2 HISTOIRE D E H O L L A N D E

Sect. XIII. objet de 1 a Hollande & de l’Angleterre , étoit que la Couronne d’Eipa*.Hist. de gne & .celle de l’Empire ne fussent pas fur la même tête, non pins •1 \6q7Ìus- 9 ue ce ^‘ e âe France & eelie d’Efpagne (i). L’Empereur dévoie ac-quisànos cepter ces conditions dans trois mois; mais ce Prince refusa d’ac-jours. céder au Traité , & agit si efficacement auprès de Charles II ,

— -qu’il le détermina à faire un Testament en faveur de l’Archiduc.

du Roid'E- Louis XIV protestoit qu’il vouloir s’en tenir au dernier 1 Traité & fai-J'pagne en doit agir sourdement le Marquis d’Harcourr, son Ambafladeur à Madrid :faveur de il échoua. Le Cardinal Portocarero-, plus adroit que d’Harcourt, enga*»*i'Archi duc. g ea j e Poible Charles à faire un second Testament , signé le 5stamenten d’Octobre, par lequel Charles II appelle à la-succession de tous fes Etats,faveur du Philippe d’Anjou, second fils du Dauphin, petit-fils de Philippe IV, dortDuc d'An- Louis XIV avoit épousé la fille aînée..

Le Roi d’Efpagne mourut le x de Novembre , & dès lé 24 le Dt eMortduRoi d'Anjou fut proclamé , fous le nom de Philippe V. 11 fe rendit end' Espagne. Espagne , fit son entrée à Madrid dans le mois de Février, & fit partGuerre aux Etats Généraux de son avènement au Trône. Louis XIV faisoit oc*pour la suc- cu ,p e r- les Pays-Bas Espagnols ; les Etats reconnurent Philippe, dans làcession* era inte de s’y voir forcés. L’Angleterre suivit leur exemple ; l’Empe»reur protesta & l'on se prépara de tous côtés à la guerre. Cependant-KAngleterre & fes Etats entrerent en négociation avec la France ; maison exìgeòit de fa parc de Louis, Pévacuaiion dès Pays-Bas & des satis-factions envers l’Empereur ; il refusa l’un & l’autre (2) , & en mêmetemps, contre Davis de son Conseil, il reconnut Jacques III, pour hé-ritier & succeílèur de Jacques II, au Trône d'Angleterre. Ces démarches-irritèrent ces deux Puiíïànces. La derniere étoit une infraction au- Trai-té de Ryswick , par lequel Louis XIV avoit reconnu Guillau-me III. Dès ce moment le Roi d’Angleterre & les Etats Géné-

raux fe lierent & rappellerent leurs Ambaílàdeurs de là Cour deFrance.

Ann. 1702. Guillaume, dont la santé s affoiblissoit, mourut des fuites d’une chuteM$rí de (so cheval le 19 de Mars, âgé de 52 ans. II avoit institué pour sonGuillaume héritier universel , le jeune Prince de Naslàu , Jean-Guillaume-Friso,Stadhouder de Frise , de Groningue & de D rente (*). Le Roi soncousin peu de temps avant fa more , avoit voulu engager les Etats

de Hollande à lui donner le Stadhouderat de leur Province ; mais

(1) Voltaire, Siecle de Louis XIV. Ch. XVII.

(2) Idem, ibid. Voyez à ce sujet & ses suites,• notre Tome XXIX. p. 201. &suiv. & Tome XXXI. p. 476. & suiv.

(*) Cette Institution étoit conforme aux dispositions de fes grand-oncles Philippe-Guillaume & Maurice , mais contraire à celle de son grand - pere Frédéric - Henri.Les premiers appelloient en cas d’extmction d’héritiers mâles les descendans du frerede leur pere, Guillaume I ; mais Frédéric - Henris avoit institué en ce cas fa filleaînée Louife, épouse du Grand Electeur Frédéric-Guillaume de Brandebourg;auíïï le Roi Frédéric I, comme son fils, y fondoit-il fes droits. Fojez notre To-me XL.ll. p, 184, & Lamberty Tom. II. p. 121.