•OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. Z§Z
■rnalgré l’amoiir des Hollandois pour ce Monarque, ils éludèrent fa pro- n;st. deposition, & il s’en désista, en disant qu’il falloit attendre après sa mort, Hollande.& qu’il ne doutoit pas qu’alors on ne prît une résolution si salutaire i6 97»;"/-à l’Etat ; mais fa mort n’apporta aucurf changement à leurs desièins. Jours. ”° S '
-Cinq Provinces restoient fans Stadhouder. Par la mort de Guillaume, _' _,
les charges de Capitaine & d’Amiral général étoient vacantes. Elles a voient // veutété déclarées héréditaires en 1674, en faveur de la postérité masculine de f aireGuillaume (1): il ne laissoit point d’enfans ; son Héritier universel, lePrince de Naslau, Friso, n’étoit que son cousin. La Hollande déclara la Stadhouderpremiere aux Etats Généraux, qu’elle ne nommeroit point de Stadhou- * Hoiian -der: les cinq Provinces décidèrent de remettre le Gouvernement fur lemême pied où il étoît après la mort de Guillaume II. II y eut quelques h'Óuderattroubles dans 1a Gueldre, POveryííèl, la Zélande & la Province d’Utrecht, Généralqui se soutinrent pendant quelques années; mais le calme se rétablit aboli.
-peu à peu.
L'Angleterre & les Provinces Unies regrettèrent Guillaume III. Quoi- Eloge deque les Anglois ne l’aimasient point, son adroite politique fut les forcer à Guillaumele maintenir fur un trône usurpé. II ne perdit jamais de vue qu’il regnoicfur un Peuple libre. II fut plus absolu en Hollande, où il étoit adoré;aussi Pappelloit-on le Roi des Hollandois & le Stadhouder des Anglois.
Grand Général, il montroic le courage d’un soldat. 11 influoic dans lesaffaires d’une partie de I’Ëurope. U n’aimoit point Louis XIV, dont lefaste & la grandeur contrastoient avec la sévérité de Guillaume (2).
La F rance espéroit que si la mort de ce Prince n’entraînoit pas la Hol-lande dans son parti, elle l’engageroit du moins à la Neutralité ; mais An-ne, fille du Roi Jacques, & qui fuccédoit au trône de Guillaume, con- Alliancefirma l’alliance que ce Prince avoir faite avec les Etats, & les preflà de entre r An-se joindre à elle,, pour renverser la grande puiílànce de Louis. Ils décla- g la ^ t ' re &rerent la guerre à la France & au Duc d’Anjou. L'Angleterre & ì’Lm- oL-miei!'pereur ne tarderent pas à les imiter. Le Roi de France k déclara à sontour aux trois Puissances. Ces déclarations n’étoient que de vaines forma-lités , car dès le mois d’Avril l’Empereur avoir commencé k guerre en Déclara .Italie; il avoir fait investir Keiserswerth, dans l’Eleétorat de Cologne, par dele Prince de Nafku - Saarbruck ; & le Duc de Bourgogne avoir tenté de fur- R 0 stllitée.prendre Nimegue; entreprise que les bourgeois de certe place, joints auxtroupes du Comte d’Athlone, firent échouer.
La Reine Anne sit donner h Marlborough le commandement de l'armésde Flandres, fi supérieure h l’armée Françoise, qu’il marcha droit à l’en-nemi; mais les Députés des Etats à l’armée, jugeant qu’il étoit plus k pro- La Cue[ _pos d’attaquer les places de k Gueldre-Efpagnole, l’arrêterent. Coehoorn dre kfp «.força k garnison de Venloo à capituler.* Stevenswerd , Roermonie & gnole m-Liege furent pris d’aíîàut. taquée.
Les Alliés forcerent les Ducs de Wolfenbuttel & de Saxe-Gothad’abandonuer le parti de k France. En Allemagne Keiserswerth se ren-
(1) Hist. du Stadhouderat, par Mr. f Abbé Rayna!,
(2) Voltaire, Siecle de Louis XIV.
Z 7. 2