SltCT. XIII.Hist. deHollande.
1 697 ^ jus-ques à nosjours. -
Le Ducâ'Orntondse retire àDunkcr-$ue.
L'Angle-'
terre s'in-téresse à lapaix: pour-quoi.
Mort dtiDuc deVendôme.
Vtâoire 1Fillars àD en ain.
374 HISTOIRE DE HOLLANDE
passé la Scarpe pour couvrir un fourrage , défie huit cent chevaux desAlliés , qui lurent encore battus dans un autre fourrage près de Va-lenciennes.
Les François consentirent à faire occuper Dunkeraue donné en otageaux Angîois, par les troupes du Duc d’Orinond, h condition qu’il déclare-rait que de toute la guerre il n'entreprendrait rien contre l’arméefrançoife.
Ce qui détermina la Cour de Londres en faveur de la paix, fut la dé-claration que fit Louis XIV, que le Duc d’Anjou renonçoit formellementh la Couronne de France, pour celle d’Efpagne & ies Indes: car dès lecommencement de cette grande querelle , la haine des nations contreLouis XIV, s’étoit couverte du prétexte que tant de Royaumes réunisfur la môme tête, formeraient une Puislance redoutable à l'Europe; pré-texte qui devint ensuite une raison contre Charles VI, exclu par son avè-nement à l’Enipire , du trône d'Espagne. Les Cours de Londres & deVersailles avoient ligné une suspension d’armes pour dix mois. Les EtatsGénéraux en témoignèrent, leur mécontentement: ils éclatèrent, lorfqu’ilsapprirent qu’on avoir réglé leur commerce & leurs barrières, fans leur endonner avis; mais la Cour de Londres rejetta tout fur ceux qui gouver-noient la République. Enfin le Duc d’Ormond déclara au Prince Eugene& aux Députés des Etats, la séparation des Angloís du reste de l’armée,à alla les mettre en garnison à Dunkerque que les François avoient évacué.
Villars résolut de profiter de la défection des Anglois pour secourir Lan-dréci ; mais il trouva le Prince Eugene trop bien retranché. Malgré laretraite du Duc d’Ormond, son armée étoit encore supérieure à celie desFrançois de vingt mille hommes. Villars qui ne voyoit pas d’autre ressourcepour sauver la France consternée de tant de disgrâces, & dont la perte duDuc de Vendôme toute recente (1) augmentoit la consternation, entrepritde forcer le poste de Denain. Ce poste sovoriíbit le passage des convoisque les Alliés í'aìsoient venir de Marchiennes. II sol soit tromper le PrinceEugene & lui donner des. soupçons fur le camp de Landreci, pour l’enga-ger h dégarnir celui de Denain. II fit en conséquence, des dispositions fisavantes, qu’Eugene dégarnit en effet le poste que Villars vouloir attaquer.Denain fut forcé. Les Alliés lé défendirent avec intrépidité; mais leur dé-faite fut entiere; tous furc-nt tués, mis en fuite ou faits prisonniers. Mar-chiennes, où étoient leurs magasins, fut emportée: Douai, le Quesnoy,Bouchait!, fe rendirent aux François, qui pénétrèrent jusques dans Tholen,l’une des iíles de la Zélande; elle fut mise à contribution.
Enfin ce fut cette victoire qui sorça bientôt la Hollande d’accepterla paix & c'est pourquoi cette affaire mérite d’étre un peu détaillée: on cna une Relation exacte, qui porte comme soit.
„ Les Armées des Alliés étant décampées le 26 Mai du camp d’Anchin& de Marchiennes , & ayant passé l’Efcaut à Neufville & Lourche , fecampèrent avec l’Aîle droite à Noyelles, & la gauche à Solemne, ayantl'Escaut devant & la Selle derriqœ eux: le Comte d'Albemarle fut détaché
(1) Il étoit mort à Vignaros en Espagne dans sa 58c. année.