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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. 373

„ mot, la simplicité de Heinsius étoic dans fa maison , & la simplicité de Hífl . de,, Torcy étoit dans son cœur. Hollande.

„ II ne fut pas longtems à s’appercevoir que les Provinces unies ne vou- *697 >;»/■„ loient pas la paix ; il soupçonna leur mauvaise volonté, s’en assura, en n ° %

,, instruisit le Roi, demanda son congé , & partît. II laiíîà le Président 1 -'-

„ Rouillé, dont les démarches n’eurent pas plus de succès. Louis XIV.

„ plus affligé d’augmenter les charges de son peuple que d’êcre humilié, fit„ de nouvelles tentatives pour terminer la guerre. II envoya à Gertrui-„ denberg, le Maréchal d’Uxelles & l’Abbé de Polignac; le premier Po-„ litique profond, fécond en expédiens, adroit dans les moyens; l’autre„ plus bel e/prit qu’homme d’Etat; & dans ses négociations toujours élo-,, quent & toujours malheureux.

„ Cette derniere démarche accrut la hauteur des Hollandois : on lia Opìnidtre-

,, des conférences, on fit des propositions, on discuta, on temporisa & tédestìol-

„ l’on n’accorda rien. lanâots.

„ Le dernier période de la fortune n’a qu’un moment ; quand on le ym ars

„ manque, on n’y revient plus ; c’est ce qui arriva aux ennemis de la change la

„ France. L'audace & l’écoile du Maréchal de Villars changèrent la face des

„ face de l’Europe. affaires.

„ Les François a voient donné h la Reine Anne un plan général, d’a-„ près lequel ils consentoient de faire la paix : les Alliés refufoient d’en„ faire la base des Négociations; mais la Reine les ayant menacés de se„ séparer d’eux , si l’on n’ouvroic les conférences fur le pied proposé„ par la France, il fut arrêté qu’on s’assembleroit à Utrecht, la Haye, ou„ Londres. Eugene & Marlborough pensèrent qu’en attendant , il fal- Brecht» "

„ loit continuer la guerre. Marlborough fut accusé à la Chambre Hau»

„ te , d’avoir reçu des préíëns considérables des Commissures des vivres„ pour l’Armée de Flandres: la Reine lui ôta ses emplois, & James„ Butler, Duc d’Ormond, fut fait Général de toutes les troupes Angloi-„ fes dans les Pays-bas (t) ”.

Les Plénipotentiaires de toutes les Puiíîànces , excepté ceux du Roi Ann. 1712.d’Efpagne que les Alliés ne reconnoissoient pas, s’étoient rendus àUtrecht, où le Congrès fut ouvert le 29 Janvier. L'incendie de quelquesfourrages dans les fauxbourgs d’Arras , par Milord d’Albemarle, fut lepremier acte d’hostilité de cette Campagne. Peu de jours après le Com-te de Broglio prit le poste de l’Eclufe. On prétend qu’à peine le Ducd’Ormond fut arrivé à farinée, qu’il reçut ordre de fa Cour de ne don-ner bataille ni de former de siégé , quelque avantage qu’il y vît. En Dèfeàìmconséquence le Duc d’Ormond refusa de marcher contre Villars, qu’Eu- des a«-gene & les autres Généraux vouloient attaquer. Envain les Alliés lui s^is.demandèrent-ils la cause de son inaction & l’accuserent - ils de trahir lacause commune. Le Duc, sans rien répondre, exécuta ses ordres; il fecontenta de couvrir le siégé du Quefnoy investi par le Général Fagel ;mais il en avoir prévenu Villars, en rassurant qu’aucun Anglois n’y feroitemployé. Le Prince Eugene prit le Quefnoy. Le Duc de Broglio ayant

O) Manuscrit de M. l’Abbé de Voisenon.

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