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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. 377

Siégé de Landrecy, & qu’il vouloir le faire lever. U sic construire des ihst. deponts fur la Sambre, & faire des ouvertures dans les trouées de Femy, Hollande,comme s’il y vouloir palier; & sic tous les mouvemens qui pouvoient fer- IÓ 97-;«/-vir à nous persuader qu’il vouloit attaquer le Corps à Denain, & pour jouit. H ° Sprendre Marchiennes. Pour cet effet le Maréchal de Villars avoic déja -ordonné h la garnison de Valenciennes de se tenir prête à marcher, & Ann. 171s.le 23 à midi il fit sortir tous fes Houflàrs pour battre l’estrade entreCambray , Bouchain, & la grande Armée : il envoya une quantité dePartis à pied & à cheval fur cous les passages de la Selle & de l’Efcaut,pour empêcher que nous ne pussions recevoir des avis de son deílèin. Auloir k 7 heures, il sic avancer le Comte de Coigny avec 30 Escadronsde Dragons, vers nos Lignes de Circonvallation devant Landrecy, com-me s’il eût voulu les attaquer la même nuit ; mais en même tems ildétacha le Marquis du Vieuxpont avec 30 Bataillons, tous les Pontons,

& une Brigade de Cavalerie, comme aussi le Lieutenant- Générald’Albergotti avec 20 Bataillons & 40 Escadrons, pour soutenir; toutel’Armée fuivoic la-dessus, dont on avoit envoyé le gros bagage à St.

Quentin & Ham. Le Comte de Broglio couvroit la marche de ï’Infanterieavec 49 Escadrons du, Corps de réserve, ayant ordre en même temsd’avoir foin que personne ne pût paílèr la petite lliviere de Selle pournous avertir de leur marche: & dans cet ordre l’Ennemi décampa fortprécipitamment de son Camp au Chateau Cambresis: le 23 au soir, aprèsqu’on eut battu la retraite, il marcha toute la nuit par les Plaines entrela Selle & l’Efcaut jusques à Neufville fur l’Efcaut, au dessous de Bou-chain , où la tête étant arrivée à la pointe du jour , on fit construired’abord les ponts pour paílèr cette Rivière.

„ Quoique Mylord d’Albemarle eût continuellement plusieurs espions encampagne, pour veiller fur les mouvemens entre lefdites Rivières, il nereçut aucun avis de cette marche : apparemment qu’ils furent arrêtés, ou qu’ilsne'purent passer les Rivières, à cause de la quantité des Partis Ennemis. IIne reçut non plus aucune nouvelle de Bouchain, quoique les Ponts fe fis-sent à Neufville qui n’est pas loin de-là, & que jufqu’alors il y eût établi& entretenu une correspondance régulière, donc il recevoit des nouvellesjournellement: ayant de plus ordonné expressément aux Habitans de la dé-pendance de Bouchain, fur le moindre mouvement des Ennemis dans cevoisinage, d’en donner d’abord connoissmce au Commandant de cette Pla-ce. Et comme Monsieur le Prince de Savoye ne reçut la nouvelle de lamarche des Ennemis que le 24 à 7 heures du matin, Mylord d’Albemarlene pouvoir non plus avoir aucune nouvelle de la grande Armée: ainsi cene suc qu’entre 7 & 8 heures du matin que le Général Major Bothmar,qui étoic de jour, & qui visitoic le Camp, lui sic savoir que l'Ennemi fefaisoic voir à Avefne le Sec. Mylord d’Albemarle en donna d’abord con-noissance à Mr. le Prince de Savoye, qui lui fit dire qu’il viendroit inces-samment en personne auprès de lui, comme il fit aussi ensuite: & en mêmetems il donna le signal concerté de six coups de canon, tant pour avertirles Postes à Bouchain,Marchiennes & St. Amand,que pour faire revenir leschevaux de la Cavalerie qui écoient en pâture, aussi-bien que ceux de laTome XL 1 V , B b b