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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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378 HISTOIRE DE HOLLANDE

Sect. XIII. grande Armée. Ces chevaux étant revenus immédiatement, MyJord d’Al-Hift. 6e bemarle fit d’abord monter la Cavalerie à cheval, il fit poster le Général-Major Comte de Croix avec 7 Escadrons Impériaux devant F Aile droite du\ues'ànos Retranchement fur le grand chemin de Valenciennes pour observer la Gar-jours. nifon de cette Place, laquelle étant aussi sortie commença à se faire voir sur

-à—— la hauteur de Hurtebize; & avec les autres 16 Escadrons, il sortit fur la

Ann. 1712. p] a j ne p ar ] a gauche dans l’intention de disputer aux Ennemis le paílàgede Neufville, ignorant que leurs Ponts étoient faits, & que leurs Troupesy paílòient déja, parce qu’ils étoient dans un fonds où nous ne pouvionspas les voir, h cause d’une grande hauteur qui étoit entre deux: mais sitôtqu’il fut avancé avec la tête de la Cavalerie jusques fur la hauteur, il trouvaqu’une grande partie de la Cavalerie & de l’Infancerie Ennemie, entremêléesl’une parmi l’autre, avoit déja passé FEscaut, & s’étendoit dans la Plaine versEfcaudain: & comme par conséquent il n'étoit pas possible de les attaquer,Mylord d’Alberaarle fit ranger lesdits 16 Escadrons devant le Retranche-ment, avec leur droite contre la Ligne de communication entre Denain &Marchiennes, & la gauche vers les Prairies le long de FEscaut, juíques àce qu’on vit les mouvemens que les Ennemis feroient ensuite : mais commetout aussitôt ils commencerent h faire leur disposition pour attaquer notreCavalerie avec la leur qui étoit fort nombreuse , Mylord d’Albemarle fitrentrer la sienne à propos dans le Retranchement, fans quoi elle auroit étébientôt renversée par la grande supériorité des Ennemis. Et comme il vitensuite qu’ils continuoient leur marché pour passer ladite Ligne de com-munication, pour se joindre à la Garnison de Valenciennes, il fit avancerquelques 1 Escadrons hors le Retranchement entre les susdites deux Lignes,défendues de distance en distance par des Redoutes & des Gardes; & quine pouvoient être occupées, ni assurées autrement, à cause qu’elles avoientdeux lieues & demie de longueur : mais l’Ennemi s’en étant aperçu, & enétant beaucoup plus près, les occupa avec son Infanterie, pour faciliter lepallàge de fa Cavalerie ; de sorte qu’il ne fut pas possible de les leur disputerÌl cause de leur supériorité, & ils poursuivirent leur marche jusques h leursvieilles Lignes.

„ En attendant Mylord d’Albemarle avoit fait poster son Infanterie, con-sistant en 10 Bataillons, le long du Retranchement, par le Lieutenant-Gé-néral Comte de Dhona & les autres Généraux; & environ fur les 10 heuresarriva Monsieur le Prince de Savoye, avec plusieurs de ses Généraux; il futreconnoître en personne la marche & les mouvemens des Ennemis, visitale Retranchement & la disposition de l’Infanterie, & ordonna ensuite à laCavalerie de repaflèr l’Escaut, puisqu’elle ne pouvoit plus être d’aucuneutilité; parce que les Ennemis étant passés avec toute leur Armée, avoientinvesti le Retranchement de fort près de tous côtés: & comme nos 10Bataillons étant rangés à trois hommes de hauteur, n’occupoient qu’ungrand tiers du Retranchement, vers l’Aile gauche & le Centre, & que l’Aîledroite étoit tout à fait dégarnie & fans monde, Mr. le Prince de Savoyefit paslèr les six Bataillons Impériaux & Palatins, qui étoient le plus à por-tée > étant campés dans la nouvelle Ligne de communication entre Thian-î Denain, & qui se postèrent à l’Aile droite du Retranchement, sous le