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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. 379

commandement du Lieutenant* Général Secquin, & des Généraux- Majors g e

le Prince de Holstein & Zobel. Hollande.

„ En attendant, l’Armée des Ennemis fe rangea en bataille pour attaquer *697, jus-notre Retranchement, Flnfanterie devant, & la Cavalerie derriere; la Gar- à msniíòn de Valenciennes fe rangea de même, & investit la droite du Retran-chement; & les Ennemis firent précipitamment leurs dispositions pour nous à. 1712.attaquer, avant que nous pussions recevoir aucun renfort de la grande Ar-mée; ayant commandé pour cet effet trente Bataillons, quatre-vingts Com*pagnies de Grenadiers & le Piquet de l’Armée ; comme aussi tous leurs Dra-gons qu’ils avoiem fait mettre pied k terre. Ces Dragons formoient la pre-mière Colonne fur leur droite, & marchoient par les Prairies le long de laRivière, vers l’Aile gauche du Retranchement; les 30 Bataillons, les Gre-nadiers, & le Piquet, formoient deux autres Colonnes , entre celle desDragons & les Lignes de communication. Ces deux Colonnes étoientsoutenues par 30 autres Bataillons, suivis de tout le reste de leur Cava-lerie & Infanterie, & dans cet ordre l’Ennemi s’avança vers notre Re-tranchement.

„ Nous les cartonnâmes aussi fortement qu’il étoit possible avec nos sirpieces de Canon, qui étoient rangées fur deux Batteries au centre, &l’Ennemi nous en fit autant avec quelques Pieces qu’ils avoient devant leurAile droite fur la Hauteur. Mylord d’Albemarle donnoit connoislànce derems k autre de toutes les manœuvres des Ennemis à Mr. le Prince deSavoye, qui fe trouva, jusques à la fin de l’Action, de l’autre côté del’Efcaut fur la Redoute, dans le Retranchement qui couvroit le Pont, d’oùil pouvoit tout voir. En faisant donner les avis k S. A. S. Mylord le fitprier de lui envoyer ses ordres ; & ce Prince lui ayant fait dire à diversesreprises, qu’on dévoie garder le Poste, & Je soutenir le plus longtems qu’ilferoit possible, faisant même avancer de l’Infanterie de la grande Arméepour nous secourir.; le Comte d’Albemarle fit tous les préparatifs possiblespour bien recevoir l’Ennemi, faisant boucher les trois ouvertures nécefîàiresqui étoient dans le Retranchement pour entrer & sortir, & pour avoir lacommunication avec Bouchait» & Marchiennes, & voyant que la plusgrande force des Ennemis vouloir pénétrer au centte du Retranchementil envoya ordre au Comte de Dhona, en cas que l’Ennemi le forçât, qu’ildevoit se jetter de ce côté-là avec son Infanterie, pour les attaquer enflanc, & pour les repouílër de cette maniéré. II le fit aussi ensuite, maisfans que ce mouvement eût son effet ; parce que les Ennemis s’étantapprochés du Retranchement avec beaucoup de vitesse, & en bon ordre,jusques sous la moufquetterie, ils l’attaquerent vigoureusement k une heureaprès - midi. La première Colonne de leur Infanterie se jetta sur la Redoutedans laquelle le Régiment de Welderen étoit posté, & fur l’ouverture kcôté qui étoit bouchée ; ce qui étoit le grand chemin de Marchiennes, & lepaflàge des Convois. Les nôtres les reçurent avec un grand feu, par pelot-ions: mais les derniers de leurs Colonnes ayant poussé les premiers jusquesfur le Parapet du Retranchement, qui n’étoit de ce côte-lk que de pierres& de grosse, le terrain étant tout k fait pierreux, il s’éboula & remplit leFolié. Les Ennemis pénétrèrent d’abord dans le Retranchement, &re-

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