Buch 
44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
Seite
385
JPEG-Download
 

OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. Z§A

1664, sans aucune exception, & une augmentation de Barrière pourTEra- i-Ust. de,, pire, qui comprit la ville de Strasbourg. Hollande.

„ Tandis qu’à Paris l’on s’appIaudiíToit de la paix, elle caufoit à Londres l6 97 -i‘*s-,, une joie immodérée.. Le Duc d’Auraont écrivoit de Londres à M. de quesà nos„ Torcy, qu’elie avoir été publiée le 16 Mai, & que le peuple en étoit„ si content, que les vitres de la maison du Duc de Sommerset & de celle Paix pu*

„ du Duc de Schomberg avoient été caslees. La gaieté même de l’An- hliée à„ glois resièmble à la fureur, & ses réjouiflànces à des émeutes, plutôt qu’à Leikires '

„ des fêtes.”

Cependant quelques jours après, le Duc d’Aumont reçut une lettre duRoi, qui lui marquoit qu’on devoir regarder l’aíTemblée d’Utrecht commerompue, que l’Archiduc avoir retiré ses Plénipotentiaires, après avoir forcé L'drcki -les Princes de l’Empire d’en rappelles leurs Ministres, qu’il croyoit inutile d / c s etirede laisser en Hollande les Plénipotentiaires de France, au-delà du terme tentiai/eTiìxé à P Archiduc, pour accepter les offres qui lui avoient été laites; qu’aurelie son intention étoit d agir de concert avec la Reine de la Grande - Bre-tagne , afin de prendre les mesures convenables pour négocier la paix avecce Prince, fur le pied des offres proposées; que la Reine pouvoic commu-niquer à l’Envoyé de Hollande, le dernier aéìe de cession que l’Electeurde Bavière avoit faite des Pays - Bas, conformément aux observations de,1’Evêque de Bristol & du Comte de Strafford.

L’Archiduc ne voulut accepter aucune condition : soutenu par le PrinceEugene, excité par le Duc de.Marlborough , certain de la faction desWhigs, il attendoit touc des divisions de l’Angleterre & des íècours de laHollande.

Le bruit courut que Marlborough alloit paíïèr auprès de I’Archiduc & *

commander ses troupes. La Hollande en espéra les plus grands avantages& Louis XIV. en fut allarmé: il écrivit au Duc d’Aumonc d’en donner avisà la Reine & de le retenir., en lui donnant pour frein, la crainte de perdretons íès biens.

Les projets de la Cour de Vienne furent déconcertés par le'Traité de paix Traité es -entre la Reine d’Angleterre & Philippe V, Roi d’Eípagne. Par ce traité tre la Rei-Philippe renonce à la Couronne de France, promet de reconnoître par lui «sL?& ses fucceslèurs, la Princestè Sophie de Brunswick douairière & íès Philippes.descendans, de la maison de Hanovre, comme héritiers du trône de la Gran-de-Bretagne, après la mort de la Reine Anne (*).

Ces objets font compris dans les 2,5 Sc 6 articles. Le 1 contient une stipula-tion d’amitié réciproque entre les deux Puissances. Le 3. porte f oubli des hostilités.Le 4. f élargissement & la liberté des prisonniers. Le 7. la réciprocité de justice dansles deux Royaumes. Le 8 la liberté de la navigation & du commerce, conformément auTraité fait avec Charles II, Roi d’Efpagne. Le 9 porte que les Anglois ' jouiront desmômes droits, privilèges, immunités que la nation françoife ou autre plus amie. Le 10la cession de Gibraltar. Le 11 la cession de Minorque, avec faculté de rachat & libertéde religion, ainíì qu’au précédent article. Le 12 accorde le privilège à l'Angleterre,de faire le commerce des Negres, pendant trente ans en Amérique, dans les térres appar-tenantes à l’Espagne, avec permission d’étabìir la Compagnie de l 'djjìento près le Rio deplata . Le 13 la confirmation & le rétablissement des prérogatives dont les Catalansavoient jouï avant la guerre. Le 14 la cession de la Sicile. Le 15 le renouvellement

'Pains KLIF. C c c