Z?4 histoire de hollande
Srêt. XIII.Hifi. deHollande.
1697, jus-ques à nosjours.
trier.
Boling-
brocke.
Le Ducd Aumont.
La paixrésolue àLondres.
Obstaclesde la partdes Hollan-dais.
„ Ministres aimoienc mieux traiter avec lui qu’avec un Ambaflàdeur, dont„ les titres, ie plus souvent sont plus bri!lans que les lumières. Gauthier„ réussit dans ses différentes commissions, alla à Versailles, revint à Lon-„ dres, fit plusieurs voyages toujours avec mystère, toujours avec succès.„ II amena les choses au point qu’on fut presque d’accord sur les préli-„ minaires. On envoya Prior en France. Prior, célébré par l’agrément„ de ses poésies, n'en poíledoit pas moins toutes les parties d’un négocia-„ teur: la justeflè de ses raisonnemens ne souffroir point des fleurs qu’il avoir„ coutume de répandre. La Politique perdoit fa séchérefle avec lui, &„ son imagination riante prêtoit des grâces à tout ce qu’il traitoit.
Restreint par ses pouvoirs , il n’osoit pas les palier» Milord Boling-„ broche vint à Paris: c’étoit le plus beau génie de fa nation & peut-être„ de l’Europe. II possédoit cette éloquence mâle & rapide qui donne du„ corps aux idées : il les analysoit, fans trop les diviser ; faisoit prendre aux' „ affaires la forme qu’il vouloir. Fougueux dans ses passions, il dédaignoit„ cette froide domination de foi- même qui est souvent le triomphe de la„ médiocrité ; entraîné par sà propre impulsion, il la communiquoit aux,, autres. Le sophisme dans fa bouche prenoit les traits du vrai : il empor-„ toit les suffrages & ne se plioit point au manege de les gagner. II venoû,, à bout de ses deflèins en étonnant plus qu’en séduisant : les vices & ses,, vertus étoient extrêmes, comme ceux des grands hommes. C’étoic un„ de ces genies rares, créés pour soutenir & pour bouleverser les Etats.„ II agissoit toujours de concert avec le Grand-Trésorier. La Franco„ leur dut la paix d’LJtrecht dans le moment qu’on s’en flattoit le moins.
„ Louis XIV. nomma le. Duc d’Aumont Ambaflìideur à Londres. C’étoit„ vraiment un grand Seigneur. II favoit distinguer la dignité d’avec le faste ;,, magnifique, lorfqu’il le falloit, il tenoit toujours un état convenable à,, son rang, ainsi qu’à fa naiííànce. Adoré dans son gouvernement, il ne„ représentoit son maître, que par le bien qu’il y faisoit. Milord Dar-„ mouth & l’abbé Gauthier vinrent le recevoir à quatre ou cinq milles de,, Londres. A son arrivée le concours du peuple fut si grand, qu’il n’étoit„ presque pas possible de paíser dans les rues ; on ne parloir que de Louis,s, de la Reine & de la Paix (t)-
„ Le résultat des conversations avec le Comte d’Oxford & avec Milord„ Bolingbrocke, fut que le Roi & la Reine terminaflènt leurs contestations„ par eux-mêmes, en envoyant à Utrecht, les choses décidées précise»„ nient, lans donner la liberté aux Plénipotentiaires des deux couronnes,„ d’entrer en négociation, & qu’il falloit que tout fût conclu avant l’ouver-,, ture du Parlement. _
>» Les IIol lan dois, toujours excités par le parti des Whigs, par lVnbi-„ tion du Duc de Marlborough, me croient des restrictions au Traité de„ paix ; elles consistaient ( 2 ) , k demander Coudé pour augmentation de„ Barrière, ou tout au moins la démolition de cette place ; le Tarif de
„ 1664 ,
(r) Lettre d u Duc d’Aumont à Louis XIV.(.2) Lettre de Louis XIV. au Duc d’Aumout.