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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Lw. XXXIII. Sncr. XIII. 3^

laquelle l’on ne fauroít chanter le T - sans la marque Ut plus palpa- mii. de

ble & la plus convaincante de la plus impie des irreligions, & c . Tou- Hollande,jours résulte-t-il de cette infâme Paix une gloire qui ne pourra jamais éclio- l 6 $ 7 ’fer ceux des Alliés, qui avec une constante bonne-foi, & inaltérée sin ques à noscerité & candeur, avoient eu en 1709 & 1710 , à la Haye & à ril' Jours ‘truidenberg, le ménagement d’une Paix, qui auroit été conforme aux do*rieux exploits d’une longue & heureuse Guerre, qui n’onc été interrom-pus , que de la maniéré notoire à la face de toute la Terre, & cela parune étourdie poignée de scélérats Anglais, qui ont dégénéré & ont re-noncé à la générosité de leur Nation qui avoir jufques-là brillé. "

L’fímpereur n’avoit voulu entrer dans aucune de ces Négociations & Ula guerre continuoit avec la France. Le Maréchal de Vfliars ayant mis continueen sûreté ce qui restoit de la Flandre Françoise, s’empara de Spire de entrel ' Em -Worms, de Keiferslauter, & lé rendit maître de Landau; il passe ie Rhin p , eret í r &force les lignes d’Etlingen, attaque & défait le Général Vaubonne ouvre ** FrMeu1a tranchée devant Fribourg, & malgré tous les efforts du Baron’d’Ars Succès du.

qui y commandoit pour l’Ëmpereur, il s’en rend le maître Pj) Duc de

„ Cependant le Comte d’Oxford ne ceffoit d’insister pour la paix de Viilan

„ l’Empire; & pour y parvenir, on avoit préparé des Conférences à Ra„ stade encre le Prince Eugène & le Maréchal de Viilars. Le Public étoit Eugène &„ impatient de voir h deux hommes qui fa voient si bien faire la îrre Vi!lan ni '

„ auroient autant de talent pour faire la paix. II étoit même permis d’a* S° ciateuri -

„ voir des doutes fur leurs intentions & l’on regardoic comme un effortde vertu que deux. Généraux d’armée travailiaílènc de bonne foi à serendre inutiles.-

„ Le Maréchal, que la Nature fembloit avoir exprès formé pour com* Leur ca.

,, mandera des Fiançois, avoit cet air avantageux, ce ton confiant, cette ra&ere.j-, gaie te naturelle, qui fait croire à des croupes qu’elles font invincibles„ II devoit ses succès, peut-être, plus à ses propos qu a fa capacité. Avec„ des traits heureux, des faillies, de bons mots, il se rendoit le maître de„ son armee, & la menoit au combat, comme on mene à des fêtes. Envoyant on front serein, on n’imaginoic pas que l’on pût courir au dan-” f 61 "' * -(r™ l^àdé que Pair inquiet du Général produit rabattement„ & connoissoit assez la nation pour savoir que si Pofficier a du courao-e" par principes, le soldat n en a gueres que par défaut de réflexion - il ne„ changea point de caractère, en- traitant les Négociations. ’

„ II déconcerta souvent la sévérité pédancesque du Prince*Eugene, n’op-„ posa que la franchise militaire à sa prudence systématique , soutint la„ dignité de son maître jusques dans le point dont il se relâcboit, fit valoir„ fa condescendance, comme des grâces qu’il accordoit , & toujours ac-„ tends à profiter du foible de son adversaire , il sc conduisit dans le„ Traité comme dans une Attaque. ”

, ^ uc< jès de ces Conférences étoit le moyen le plus sûr pour parvenira la conclusion du Traité de Rastadt: c’est pourquoi le Roi avoit jugé àpropos d attendre la fin de h Campagne; & dans le cas que la-Négocia-

O) Voltaire, Siécle de Louis XIV. Ch. XXIII.

Ccc 3.