OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIIÎ. 391
n qui sc passent k présent, ressemblent h des précautions, plutôt qu’à des Rtst. de?» regtets. la more dune tete couronnée est toujours un grand événement Hollande,,, & rarement un grand malheur. Que l’on me dise les prières Elle i6 97,ius-„ expira à sept heures & demie du matin, âgée de 50 ans, 5 mois & 26 * n "
W jours (l)." Cette mort, qui n’eut alors aucune influence fur les événe- __
mens politiques , eut changé la face des affaires, fi elle étoit arrivée unan plutôt (2), & les Provinces Unies y auroienc gagné. Les avantagesqu’elles recueillirent de la paix d’Utrecht, ne répondoient ni à la gloirequ’elles a voient acquise pendant la guerre, ni à Ja dépense qu’eile leuravoit occasionnée & moins encore à la hauteur qu’elles avoient montréedans leurs prospérités.
Pendant que le Congrès d’Anvers s’occupoic du Traité de Barrière entreTEmpereur & les Etats, & du Traité de Commerce entre les Etats & les Ir * s ‘Pays-bas Espagnols, il avoit paru un Manifeste du Prétendant, contresélection de Georges I. Le Comte de Mar s’intriguoic depuis lonîmsen Ecosse, & parvint à susciter une partie du peuple & de la Noblessequi le proclamèrent Roi. En Angleterre même, les Provinces de Cor- Emeute ennouailles & de Northumberland, le reconnurent sous Je nom de Jacques III. Ecofe enGeorges demanda des secours aux Etats Généraux, qui firent passer en f avetir duEcofle, six mille hommes fous les ordres du Général van der Beek. Cette p / éten 'émeute fut dissipée & le Prétendant repassa secrètement la mer; quelques- ****'uns des Chefs furent condamnés à mort & plusieurs s'expatrièrent 1
Dans ces circonstances Louis XIV. mourut , âgé de 77 ans -orès m yww v
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fur la fin de íes jours & qur, loin de ternir fa gloire, n’ont fait que prou- k 1 s ^ver fa grandeur dans 1 une & l’autre fortune. On étoit persuadé à Londres tembre 'que la Cour de Versailles avoit favorise la derniere expédition du Préten-dant: Louis XIV. l’avoit désavouée, & fl le Duc d’Orléans déclaré Régentne se mit point en peine de détruire ces soupçons, du moins témoigna-r-iîquil avoit des vues bien opposées. II protesta que, fidele au Traité d’U-trecht, il n’accorderoic ni secours, ni aíyle au Chevalier de St G^orres
Le Régent se rendit aux vœux des Etats, qui n’ayant encore pu parvenir Traité à eà la conclusion du Traite de Barrière, le prierent de la hâter, & en effet Barrière.
5 e Trai if e *5 Novembre, deux mois & demi après la mort du
Roi. Ce lraité ncm-íeulement régla les prétentions de LL HIT PP fin-ies Pays-bas, mais encore il leur assura la propriété des Conquêtes quillesavoient faites pendant la derniere guerre. La République se trouva dé-fendue de tous côtés contre ses voisins, par un rempart difficile à forcerDu côté de la Flandres Françoise, TEmpereur, par l’AnicIe XI accorde àLL. HH. PP., garnison privative de leurs troupes, dans les villes de Na-mur & Tournai, & dans les villes de Menin, Fumes, Ypres & le fort dela Knoque. Par-là la République se trouve à couvert des tentatives dela f rance, qui est obligée avant de pénétrer fur ses terres, de s’emoarerde toutes ces places. Ou côté de la Zélande, l’Artide XVIII, en lui
r Manus', de M. l’abbé de Voisenon.
Voltaire, líist. du Siecle de Louis XIV. Ch. XXIII.