Z9L .HISTOIRE DE HOLLANDE
Sr.cT.XIII. cédant une partie du haut quartier de Gueldres & une partie de ia Fiais*Hijì. de dres, recule loin des frontières de Zélande, les efforts de la maison d’Au-Hollande , ciiebe. Tout ce qui peut concourir, à la sûreté des Provinces Unies, fem-qJes }i los kle prévu dans ce. Traité (l)- , ’
jours. Il ne fera pas hors de propos d’entrer en quelques détails à ce sujet.
— Le Comte de Konigfegg, Ministre de PEmpereur, avoit donné le terme,par fa déclaration du 13 de Septembre, pour le signer dans six semaines.Voyant cependant que les Députés des Etats étoienc autorisés à conclure,il ne voulut pas s’aheurter à quelques jours de plus. On écoit convenu.de tout le contenu de ce Traité déja le jeudi 14. On travailla à le mettreau net & pour en faire trois copies ; une pour la Cour de Vienne,une autre pour PAngleterre, & la troisième pour les Etats Généraux.On étoit convenu qu’on le signeroit le lendemain vendredi 15. On devoirs’aiìèmbler pour cela à six heures du soir. Le Ministre d’Angleterreétoit à Bruxelles relativement aux desseins du Prétendant, II avoit bienpromis d en être de retour pour ce tems-là, mais ne revint pas. L’onreçut à huit heures du soir un exprès de íà part qui portoit qu’il nepouvoit être de retour que le lendemain matin à 7 ou î> heures. LeMagistrat d’Anvers avoit cependant fait préparer un magnifique souper &un feu d’artifice. D’ailleurs. tant dans la Ville que dans la Citadelle l'Ar-tillerie étoit prête à tirer. Pour ne pas rendre ces préparatifs infructueux,l’un des Députés des Etats alla trouver le Comte de Konigfegg. II luidit que puisqu’on étoit tant avancé, il étoit d’avis qu’on devoit signer cesoir-là même le Traité. C’étoit sauf à remettre au lendemain la signaturede ce qui pouvoit intéresser le Ministre Anglois. Aussi le Comte con-vint il de fe rendre un peu avant les neuf heures à la Maison de Ville.En effet s’y rendît il. Les Députés des Etats en firent autant. Après avoirécé ensemble quelque te m s, on sic ouvrir les portes. On laissa entrerdans la chambre les Magistrats , & autres personnes considérables, quiétoient dans la chambre voisine. A leur présence le Comte dc Konigfeggsigna les trois Copies du Traité, & les Députés des Etats en firent autant.D’abord après dans la salle voisine les trompettes & les timbales fe íirent enten-dre.. Ce fut le signal pour faire sonner les cloches de la Cathédrale, & pourfaire, tirer le Canon. Cela fut suivi par des acclamations universelles despeuples. Ceux-ci ne cessoient de crier : Vive PEmpereur notre Souverain.On fit jouer un joli feu d’artifice devant la Maison de Ville, qui dura unedemi-heure. L’on fe mit ensuite à table entre minuit & une heure. Lapremière santé qui fut buë fut celle de Sa Majesté Impériale & Catholique.L’artillerie de la Ville & du Château retentit à cette santé. On y bût demême celle de Sa Majesté Britannique, & ensuite celle de LL. H H. PP.Sur la fin du repas on bût auflì celle de l’Impératrice & du fruit Impérialqu’elle portoit. Le repas étoit splendide fur trois tables. A la fin ondonna au pillage une quantité surabondante de confitures à ceux de laBourgeoise, qui purent y avoir accès. L’on fe retira à 4 heures du matin
£1) Voyez les Papiers publics & les Journaux politiques.