OU DES PROVINCES UNIES, Lrv. XXXIII. Sect, XIII. 425
est-ce pour cela d’autant plus étonnant que fans de nouvelles raisons on Hist. depfétende dans le Mandement qu’un pareil droit appartient à Sa Majesté Im- Hollande,périale & Catholique, comme Duc de Gueldre, &c. On a résolu là-dessus i6 97 »/ w /*d'encrer à cet égard en Conférence avec le Baron de Heems. quesànos
Outre ces manoeuvres des Cours de Ruremonde, il y en eut de la _—
part des Pays - Bas Autrichiens mêmes. Les Etats vouloient vaquer au àn. 1716.ilcglement du Paiement de l’argent fixé par le. Traité de la Barrière.
Un Député de la part de ces Pays-là dévoie fe rendre pour cela à laHaye. Sa venue tardoit. II s’étoit cependant déja écoulé plus d’un quartdan, fans qu’on eût fait là-dessus le moindre débours. II y avoit enattendant des dépenses indispensables à faire. Elles étoient assignées furcet argent-là. II y avoit par exemple le'paiement de 16 CompagniesSuisses, qui y avoient été reparties. II y eut d’ailleurs de pauvres chican-nes qu’on faifoit en ces Pays - là aú préjudice des Etats. Ceux de Gand& de Bruges refusèrent de publier l'Article XVII. du Traité de la Bar-rière touchant les limites cédées en Flandre aux Etats. Ils firent unpareil refus de publier une Lettre du Comte de Konigsegg, qui y étoitrelative. Le prétexte de leur regimbement rouloit sur les vaines espéran-ces d’obtenir de l’Etnpereur quelque altération fur cet Article-là, quoiqu’ileût été ratifié. Les autres lieux du District de la Flandre furent plus doci-les. Ils publièrent tant l’Article que la Lettre du Comte de Konigsegg.
Us y ajoutèrent seulement une Clause. Elle étoit que ce seroit sans préju-dice. Cela fit que les Etats allèrent un peu bride en main pour remettrela Souveraineté des Villes & Pays cédés par la France. Le Comte deKonigsegg en avoit demandé avec instance la remise. II y eut aussi unedispute. Elle étoit désavantageuse à la Navigation sur la Meuse. Le Comtede Konigsegg en avoit rétabli, par l’aveu des Etats, le péage à Navagne.
Le Comte de Valfasine, Administrateur du Duché de Limbourg, prétenditque ce péage étoit de son ressert. II l’établit à un lieu appellé Sberatte.
Par-là les barques des Sujets des Etats, qui chargeoient à Liege, ne
pouvoient pas descendre fans être exposées à payer le péage en ces deuxendroits. Sur les plaintes qu’on en fit au Comte de Konigsegg, il ordonnaqu’on le payeroit provisionnellement à Sheratte, & qu’en ce cas il nelèroit pas payé à Navagne. Quelque remede que cela apportât à l’affaireen principal, il en réfultoit cependant un autre inconvénient. II consistoiten le retardement de la Navigation. Les barques perdoient bien du tems,en payant le péage à Sheratte , & en s’arrêtant à le vérifier à Navagne.
L’affaire de l’extension des limites en Flandre fembloit être plus à cœur kceux de la Flandre. Aussi les Etats fouhaitoient - ils d’y mettre une fin.
Ce fut pour cela qu’ils dressèrent déja en Mai un Mémoire pour
les régler en dernier ressort & qu’on fit communiquer au Comte deKonigsegg, dont voici le contenu.
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Tome XLIP'
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