OU DÊ : S PROVINCES UNIES, Uv. XXXIII. Sect. XIII. 459
ne pas le refuser: & ainsi il l’accepta. Le Marquis dit à i'un & h l’autre,que c’étoit en reconnoislànce de leur bonne Administration du Gouverne-ment des Pays-Bas Autrichiens. Le Lord Cadogan n’y avoir cependantpas eu parc, que fort peu en ces derniers cems. Les Députés de cesPays-là y trouvèrent à redire. Ils étoient dans l’indifcrete supposition quecette leur Administration n’avoit pas mérité de reconnoislance.
Quoi qil’on s’attendît que ce Marquis feroit parti,, ainsi qu’il l’avoitdit, il resta cependant à la Haye. On chercha avec foin la cause decette manœuvre. On fait de source, qu’elle consistoit dans l’attente dequelque Lettre de la Cour Impériale. La raison étoit que les Instructions,qu’il en avoir, lui avoient été données avant que la Cour Impériale futinformée d'tine nouvelle Alliance qui écoic fur le tapis avec la France,& dont on parlera ci-après. Ainsi il atcendoit d’en recevoir fur un piedplus convenable à ces conjonctures. II en reçut, & il se diípoía à partir,ainsi qu’il fit le onze de Novembre. Les Etats ne voulurent pas le laisserpartir fans lui donner quelque satisfaction. A cet effet, après quelquesconférences entre les Etats & le Conseil d’Etat, on lui envoya quelquesDéputés. Ceux-ci eurent ordre de rassurer que les deux points de la Reli-gion & du Commerce ne rencontrant pas une difficulté eílèntielle, & yen ayant beaucoup fur les deux autres de l’extension des Limites cn Flan-dres^ & touchant le Subside, les Etats pour les terminer étoient diípol’ésà fe relâcher de beaucoup fur l’extension des Limites. En cette vue ,ils sc départiraient de plusieurs Villages, qui dévoient y être compris,& se contenteraient d’un seul. Par rapport au Subside, ils fe relâcheraientde ioo mille écus fur les 590 mille. Cette assurance ne fut donnée queverbalement. Ce fut pourtant avec promesse que dans peu de jours onprendrait une Résolution formelle là dessus. Celle-ci feroit ensuite envoyéeà leur Intendant Pesters, pour convenir après cela avec le Marquis de-l’exécution du Traité de la Barrière. Avant le départ de ce Marquis,l’Envoyé de l’fîmpereur notifia de la parc de Sa Majesté Impériale dansdes termes les plus obligeans l’heureusc prise de Temeswaer au Présidentde semaine.
Cette bonne nouvelle fut suivie quelque peu de jours après par unequi étoit désolante. Elle porta la mort de l’Archiduc arrivée le 4 deNovembre. Elle fut généralement reçue avec une douleur extrême. Elle-lenibla porter quelque influence sur les Négociations importances qu’il yavoit fur le tapis depuis quelques mois, touchant différeras Traités. L’onva entreprendre de donner les éclaircissements fur ce qui y avoir donné& y donnoic lieu ; & qui fit que l’exécu^on de celui de la Barrière futdifférée.
Au commencement de cette année, l’Ambaííadeur de France fit unedemande aux Etats. Elle regardait la Neutralité des Pays-Bas Autrichiens.Cette proposition fut envoyée aux Provinces respectives pour savoir leursentiment là-dessus. D’ailleurs, une telle convention ne pourrait fe fairefans un commun accord avec la Cour Impériale &. celle de la GrandeBretagne. Audi les Etats leur en .firent-ils part. La derniere fit savoiraux Etats ses sentimens là-dessus. Us tendraient h, en décliner la propo*
Hìs. deHollande,1697 , jus-ques à twsjours.
Ann. 171&