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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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HISTOIRE DE HOLLANDE

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Sect. XIII. I e payement de ses dettes. Que les revenus de ces Pays là étoient telle-Hift. de ment diminués, délabrés, 6c hypothéqués pour des dettes, qu’il étoicHollande, impossible de les forcer à payer de fi groflès sommes. Qu’on avoir ac-l 697 \ cordé de si gros subsides annuels, pour ce que les Etats môme avoientjours. exigé que 1 Empereur entretint en ces Pays là 18 mille hommes, pendant

--— qu’eux n’y en auroient que 12 mille, & que ce nombre d’Impériaux

Ann. 1716. ítoic excessif. Relativement au Commerce, les Etats ne régimboiencpoint à envoyer des Députés à Bruxelles pour en convenir. Cependant,un point ie plus scabreux étoit que les Députés des Pays Bas Autrichienss’écrioient fur ce que le payement des sommes accordées aux Etats Gé-néraux devoit se faire à chaque trimestre. Ils demandoient avec instancequ’on fît une altération à ce qui étoit dit, que par manque de la prompti-tude néceíìàire à débourser la somme, les Etats pouvoimt procéder auxmoyens de contrainte & d’exécucion, & même par voie de fait Lee. Cettecontrainte, exécution, & voie de fait ne plaifoit nullement à ces Dépu-tés-là. Les Etats ne pouvpicnt cependant pas se relâcher là - dessus, àmoins que de vouloir que les payemens traînaílènt en de furieuses longueurs.Le pasië instruisoic aílez fur ce qu’on pouvoit attendre pour Pavenir. Com-me ces payemens avoient été retardés, le Comte de Konigsegg avoitcependant agi là-dessus fort généreusement. Les Etats lui avoient taieparler quelques semaines auparavant pour qu’il leur fit payer par les Etatsdu Tournesis le subside ordinaire. Il seroit en diminution des 500 milleÉcus. Le Comte avoit répondu, qu’il n’avoit pas été d’avis qu’on de-mandât ce subside ordinaire comme pour le passé de la parc des EtatsGénéraux. Cependant puisque cela tendoit à la diminution des 500 milleEcus, il étoit de sentiment que les Etats envoyaílènc de leur part quelqu’un& dépêchaííènt des Lettres requises pour la Convocation des Etats duTournesis pour leur faire la demande de leurs subsides annuels. II ajoutamême qu’il écrivoit à ces derniers pour leur dire de les payer aux EtatsGénéraux. Ceux-ci avoient cependant une attention exacte pour découvrirles pensées du Marquis de Prié. Ils furent avertis qu’il méditoit de leursusciter des chicanes. Ils prirent là-dessus quelque résolution. Elle rouloitfur quelque relâchement fur l’extenlìon des limites en Flandres. Onl’envoya aux Provinces respectives pour avoir leur sentiment là-dessus. ILfallut cette démarche , parce que le Traité de la Barrière avoit été ratifiépar leur concours. L’on ne pouvoit par conséquent pas y faire quelque alté-ration fans leur avis. Celui-ci pouvoit traîner, parce que les Etats de ces Pro-vinces ne s’aífèmbloient pas aílèz souvent. Ils avoient fait le dellèin d’enfaire remettre le résultat à Bruxelles au Marquis qui paroiíloit fur son départ.II avoit apporté avec lui de la part de l’Empereur deux portraits de ceChef de l’Empire enrichis de Diamans. L’un étoic pour le Lord Cado-gan, & l’autre pour le Député des Etats Vanden Berg , qui avoit étéDéputé des Etats à Bruxelles depuis 1706. 11 y avoit eu l’Administra-

tion Provisionnelle des Pays-Bas, conjointement avec un Ministre de laGrande Bretagne. Le Lord Cadogan accepta d’abord ce présent. LeDéputé Vanden Berg le refusa civilement. II se ravisa cependant. Cefut après le sentiment des principaux Membres des Etats, qui tendoit k